Jamal El Nehass : «Il existe des mains invisibles qui veulent déstabiliser la ville»

ALM : Comment se sont produits les troubles dans la ville de Béni Bouayach?
Jamal El Nehass : Aujourd’hui la ville a repris son calme. Après des sit-in de protestation et des confrontations observées dans la municipalité de la ville, la pachaouia et le siège de l’ONE, les forces de l’ordre ont pu intervenir pour rétablir l’ordre dans la ville. Les habitants de la ville de Béni Bouayach  n’ont pas pu emprunter la route nationale reliant Al Hoceima et Nador. Il n’y avait pas de sécurité, les citoyens ont très peur. Aussitôt, les manifestants sont redescendus dans la rue et le même scénario de la nuit du mercredi à jeudi s’est reproduit avec d’autres arrestations, blessures et désordre dans la ville. Les actes de vandalisme et les troubles ont également été engendrés par les mensonges et des photos diffusées sur des sites Internet qui ne reflètent pas la réalité des choses. Plusieurs habitants de la ville croient que j’ai profité d’un budget alloué à la réhabilitation d’un lycée situé dans la ville. Je suis prêt à la confrontation avec ces gens et leur dire que la municipalité ne gère pas les budgets fournis par le ministère de l’enseignement.

Vous êtes le président de la municipalité de Béni Bouayach, quelles sont les procédures qui ont été effectuées pour sauver la ville?
Assurer la sécurité et la sûreté de la ville n’est pas le rôle du conseil municipal, mais des responsables du ministère de l’intérieur. Le conseil doit assurer aux citoyens certaines formalités administratives et garantir la gestion communale.

Quels sont les problèmes dont souffre cette ville?
Béni Bouayach est un petit village dont la population ne dépasse pas 20.000 habitants. Comme toutes les villes du Royaume, elle nécessite l’établissement des projets visant la réhabilitation des quartiers.

À votre avis, quelles sont les causes de ces confrontations?
La situation s’est déjà produite l’année dernière par un mouvement de protestation qui ne relève ni du Mouvement du 20 février ni de celui de l’association des chômeurs. À l’arrivée des élections communales, je pense qu’il existe des mains invisibles qui veulent déstabiliser la ville.

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