James Baker… le pétrole d’abord

Qui est James A. Baker? Cet homme, choisi par Kofi Annan en 1997, pour être son envoyé personnel au Sahara, a occupé plusieurs postes de responsabilité. Il a servi dans trois importantes administrations américaines. En fait, son profil résume à lui seul, la politique américaine d’aujourd’hui. Né à Houston au Texas, il décroche le diplôme de droit en 1957. Après deux ans passés sous les drapeaux, comme lieutenant dans le corps des Marines, James Baker, préfère faire carrière dans le domaine juridique. De 1957 à 1975, il exerce le métier d’avocat. Il décide de mettre un terme à tout cela en intégrant en 1975, l’équipe du président Gérald Ford, dans un poste assez prestigieux pour un débutant, celui de sous-secrétaire d’Etat au Commerce. Dans l’administration Reagan, James Baker a dirigé pendant trois ans (1985-1988), le secrétariat d’Etat au Trésor, après avoir occupé plusieurs autres postes de responsabilité ayant trait aux Finances et au Commerce. Ainsi, en plus de son bref passage à l’armée, dont il est d’ailleurs très fier, et sa parfaite maîtrise des rouages juridiques, James Baker a maintenant réussi à manier à merveille le langage des chiffres. Après cela, il décide donc de passer à la diplomatie pour parfaire sa « formation ». C’est ainsi que de janvier 1989 à août 1992, il a occupé le poste de secrétaire d’Etat dans le cabinet de Georges Bush, père. Pendant ces années, il a accumulé une grande expérience dans les relations internationales qu’il a relatées dans un ouvrage intitulé « les politiques de la diplomatie ». Le profil de James Baker est typique de celui de l’américain influent. L’homme est très proche des milieux texans du pétrole. Il occupe plusieurs postes de responsabilité dans des firmes de lobbying qui opèrent dans le secteur pétrolier et a été approché de plusieurs autres. C’est le cas notamment du groupe Afridi&Angell. Celui-ci a, au total, deux sections internationales. L’une aux Emirats-Arabes-Unis et l’autre au Pakistan. Les premiers sont des alliés indéfectibles des Etats-Unis et le second, malgré toutes les accusations qui pèsent sur lui, continue à jouir d’une respectabilité internationale et d’un soutien américain certain. En fait, Afridi&Angell dont la mission est de dénicher des marchés juteux à ses clients, installés essentiellement au Texas, a noué un partenariat stratégique avec une firme d’avocats, Baker Botts, dont James Baker n’est autre que l’associé principal. La Baker Botts conseille les plus importantes sociétés pétrolières du pays. Certaines ont même financé à coups de millions de dollars la campagne présidentielle de Georges W. Bush. En fait, l’Algérie n’a pas eu de mal à « convaincre » Baker à changer de vision sur le dossier du Sahara. Il a suffi de contacter Afridi&Angell, de miroiter à ses responsables un contrat juteux dans le désert d’Algérie, et le tour est joué.

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