Khadija Ryadi : «Nous avons enregistré quelques violations de la loi»

ALM: Quel bilan faites-vous du travail accompli par votre association durant la période de campagne électorale, en termes d’observation et de contrôle ?
Khadija Ryadi : Nous avons entamé le contrôle des élections depuis la phase de la révision des listes électorales. Notre contrôle nous a permis d’avoir des contacts avec des citoyens, qui sont insatisfaits de l’action de l’administration, nous font part de leurs plaintes. Nous avons eu des contacts avec l’ensemble de nos sections régionales et nous avons essayé de résoudre les divers problèmes qui se posent aux citoyens durant cette période. Donc, on a commencé le travail avant la période de la campagne électorale. Le jour du scrutin, nous allons veiller au bon déroulement des élections.
A la différence du travail accompli par les autres associations qui n’agissent qu’après les élections à travers des rapports d’évaluation, l’AMDH intervient sur le champ. Nous entamons des initiatives directes pendant le déroulement de l’opération électorale et ceci pour ne pas priver les citoyens de leurs droits. Le champ d’action dans ce cadre est large. On peut par exemple entamer des contacts et des correspondances avec les autorités locales, recevoir les plaintes des citoyens, élaborer parallèlement des communiqués de presse.
Nous contrôlons également le degré de respect de la liberté d’expression dans toutes les situations. Et bien évidemment vers la fin de l’opération électorale, et après avoir réuni toutes les informations de la part de nos responsables régionaux, nous élaborons un rapport d’évaluation des élections.

Durant votre observation de la campagne électorale, avez-vous constaté des violations ?
Jusqu’à présent, on ne peut pas émettre des avis à propos des violations qui ont eu lieu durant cette période. Il faudra attendre le rassemblement des données et la concertation avec nos responsables qui sont sur place, avant de faire une évaluation globale.
Jusqu’à présent on ne sait pas encore le degré des violations ni exactement les endroits où elles ont eu lieu. Mais je dirais que d’une manière générale il n’y a pas eu un grand changement dans ce sens par rapport aux élections précédentes. Pire encore, cette fois-ci nous avons enregistré de nouvelles violations de la part des autorités et qui n’ont pas eu lieu lors des élections législatives, à savoir l’interpellation de ceux qui appellent au boycott des élections. C’est le cas du secrétaire général du Parti d’Annahj Addimocrati. Il s’agit là vraiment d’une régression.

A travers votre analyse du climat général qui précède les élections, peut-on s’attendre à un taux plus élevé de participation des citoyens ?
Certes les élections communales se différent généralement des Législatives, du fait de la proximité des candidats locaux des citoyens, mais pour atteindre un seuil important de participation, il faut que le citoyen sent l’utilité de faire le déplacement le jour du scrutin pour voter. Certes notre rôle n’est pas celui de faire des analyses politiques mais je dirais qu’il n’y a pas de grands changements qui puissent inciter les citoyens à participer massivement aux élections. Les citoyens se demandent souvent: à quoi sert de voter? Au moment où ils constatent la continuité des mêmes élites. Il se peut qu’il y aurait un peu plus ou un peu moins de participants mais il n’y aura pas un grand changement à ce sujet.

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