La classe politique est divisée sur l’appréciation de l’initiative du «Mouvement de tous les démocrates» lancée par Fouad Ali El Himma

La classe politique est divisée sur l’appréciation de l’initiative du «Mouvement de tous les démocrates» lancée par Fouad Ali El Himma

Rarement la classe politique nationale aura été aussi divisée sur la création de partis. On a vu émerger, voire « se reproduire», autant de formations ces dernières années, mais sans que ces celles-là, dont un bon nombre avaient été créé ex-nihilo, aient suscité un «intérêt» aussi important que celui que l’on manifeste aujourd’hui à l’appel «Pour un Mouvement de tous les démocrates», initiative qui préfigure la naissance d’un nouveau parti politique. Les réactions, exprimées par la classe politique (voir ci-dessous), varient entre le rejet, voire «l’ex-communication», et l’accueil positif. Seulement voilà, les réactions de réprobation sont assez virulentes qu’elles soulèvent un «festival» d’interrogations. En quoi dérange, alors, l’émergence d’un nouvel acteur politique dans la vie partisane nationale ? Le rejet, parfois très véhément, avec lequel certains partis accueillent l’Appel vise-t-il l’initiative elle-même ? Ou est-il dirigé contre l’instigateur de cette initiative. Fouad Ali El Himma, – puisque c’est de lui qu’il s’agit -, cristallise à lui seul cette «vague» de rejet, en le prenant non pour ce qu’il représente en tant qu’acteur en mesure d’apporter, aux côtés de ses alliés, sa pierre à l’édifice de la modernité et de la démocratie, – appelée des vœux et luttes de la Nation-, mais pour ce qu’il était. C’est-à-dire un ministre délégué à l’Intérieur, voire un « proche du Roi !». D’aucuns sont allés jusqu’à puiser dans le lexique du «complot» pour expliquer leur position, en surfant sur la vague, -celle-là bien connue-, de la volonté supposée du «Makhzen» (encore lui !) d’affaiblir les partis politiques, à la faveur de l’appareil de l’Etat qui souhaiterait «garder la main haute sur la vie politique nationale». Cet «argumentaire» ne tient, pratiquement, pas debout, du moins du point de vue légal. Le pluralisme, acquis de haute lutte par les Marocains, devrait-il profiter à certains plus qu’à d’autres ? Une chose est sûre : c’est que ce pluralisme, qui fait la fierté du Maroc d’aujourd’hui, est bel et bien garanti par la loi. La théorie (fumeuse) du «complot», que l’on croyait enterrée à jamais, – du moins de ce côté lumineux du monde arabe -, est l’expression de réflexes «populistes», voire négationnistes. N’aurait-il pas été judicieux d’attendre, d’abord, que ce Mouvement annonce sa couleur politique pour émettre des jugements ? La revendication démocratique, dont certains détracteurs se gargarisent aujourd’hui, implique-t-elle l’exclusion? C’est faire une grave injure à cette démocratie, dont tout le monde se revendique, que de se hasarder sur la voie du rejet et des procès sans appel. Qu’y a-t-il de mal à voir émerger, – dans ce beau Maroc qui cherche obstinément à se frayer une voie pour avancer et rejoindre les autres -, un mouvement, qui veut d’ailleurs porter haut et fort l’étendard de la modernité et de la démocratie ? Qu’est-ce qui peut gêner dans ce mouvement porté, par ailleurs, par la fine fleur de l’intelligentsia nationale (intellectuels, acteurs économiques, potentialités de la vie associative, etc) ? Les détracteurs ont-ils, alors, peur du changement ? Ou d’être concurrencés par la nouvelle formation qui s’annonce. Il aurait été plus séant que les détracteurs «balaient devant leurs propres jardins», au lieu de se hasarder à faire des procès d’intentions inutiles.  

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