La classe politique plébiscite Abdelouahed Radi comme président de la 1ère Chambre

La classe politique plébiscite Abdelouahed Radi comme président de la 1ère Chambre

Sans surprise, la majorité a donné sa bénédiction à la candidature de Abdelouahed Radi. Lors d’une réunion des dirigeants de la majorité gouvernementale qui a eu lieu, mardi 6 avril, en présence du Premier ministre Abbas El Fassi, les composantes de la majorité se sont accordées à soutenir la candidature du premier secrétaire de l’USFP à la présidence de la Chambre des représentants. Ainsi, Abdelouahed Radi qui a été successivement élu président de la première Chambre au cours de la 7ème législature et de la 6ème législature voit son retour à ce poste incontestable.
«C’est un exploit pour les partis de la majorité de pouvoir présenter un candidat crédible en la personne de Abdelouahed Radi à ce poste. Un candidat qui permettra à cette majorité de retrouver l’unité politique et le tonus qu’elle doit avoir en collaboration, bien évidemment, avec le Premier ministre», affirme à ALM Ismaïl Alaoui, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS). Lors de la réunion des dirigeants de la majorité, le secrétaire général du Mouvement populaire, Mohand Laenser, a été le seul à émettre des réserves sur la candidature de M. Radi. «Certes, à l’issue de la réunion, on ne pouvait pas encore parler d’unanimité des partis de la majorité sur la candidature de Radi, étant donné que le MP n’avait pas encore exprimé son avis. Mais je savais que le Mouvement populaire allait finir par rallier l’avis de la majorité», indique Ismaïl Alaoui. En effet, Mohand Laenser qui a engagé, mardi soir, des concertations avec les membres de son bureau politique, a affirmé, mercredi, à ALM que son parti apporte son appui à Abdelouahed Radi. «En fait, un consensus s’est dégagé lors de la réunion des partis de la majorité à propos du soutien à la candidature de Abdelouahed Radi à la présidence de la première Chambre. Etant une composante de la majorité, le MP a adopté l’avis de la majorité», a précisé M. Laenser dans une déclaration à ALM. Ainsi, le Mouvement populaire ne compte plus présenter un candidat du parti aux élections. «Eu égard à la décision de la majorité, le Mouvement populaire ne pourra plus se présenter aux élections en sous-majorité», explique le secrétaire général du MP. Pour sa part, le Rassemblement national des indépendants, qui a tenu jusqu’à la dernière minute, à présenter un candidat des bleus aux élections, a fini par jeter l’éponge. «La majorité a décidé de soutenir la candidature de Abdelouahed Radi. Le RNI est une composante de la majorité et nous sommes disciplinés. C’est ainsi que nous adoptons la position de la majorité», révèle à ALM un membre du bureau politique du RNI qui a souhaité garder l’anonymat. A noter que la décision de la majorité a mis fin aux ambitions d’un autre prétendant du parti de la rose au perchoir, Habib El Malki. «Certes, la réunion des dirigeants de la majorité a eu lieu mardi, mais jusqu’à présent, nous n’avons pas été informés officiellement d’une quelconque décision. Ainsi, franchement je ne peux rien vous dire à ce propos car je ne dispose d’aucune information», affirme ce membre du bureau politique de l’USFP dans une déclaration à ALM. «Au cas où la majorité gouvernementale aurait soutenu la candidature du premier secrétaire de l’USFP au poste de la présidence, je me conformerai à la position de la majorité et à la décision du bureau politique du parti», soutient-il. Selon les observateurs de la scène politique nationale, les partis de la majorité sont surtout animés par le souci d’éviter la reproduction du scénario de l’élection du président de la Chambre des conseillers. Là où la majorité s’est vu incapable de serrer les rangs de ses parlementaires pour barrer la route au candidat de l’opposition, Mohamed Cheikh Biadillah, secrétaire général du Parti Authenticité et Modernité.

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