La crédibilité d’Amnesty International remise en question

Après un mois de son retour au Maroc, Aminatou Haidar reprend son bâton de pèlerin. Destination : les Îles Canaries où elle avait observé une grève de la faim de plus d’un mois à la veille du Nouvel An. Haidar est arrivée, mardi 19 janvier, à l’aéroport de Las Palmas de Gran Canaria, dans l’archipel des Canaries, en provenance de Laâyoune. L’entourage d’Aminatou Haidar a affirmé à l’AFP qu’elle va passer quelques jours aux Iles Canaries. Elle va se rendre par la suite, selon la même source, à Madrid pour effectuer un bilan médical. Le voyage d’Aminatou Haidar en Espagne a coïncidé avec la publication d’un communiqué de Amnesty International accusant le Maroc de restreindre la liberté de circulation d’Aminatou Haidar. Selon une dépêche de l’agence de presse de la chimérique RASD qui cite le communiqué de Amnesty International, l’ONG a appelé «à une action urgente pour mettre fin à la surveillance constante des autorités marocaines autour du domicile de l’activiste sahraouie des droits humains, Aminatou Haidar».
Les observateurs proches du dossier du Sahara marocain estiment que le déplacement en toute liberté et sans aucune restriction d’Aminatou Haidar vers le lieu où elle avait d’ailleurs observé une grève, remet en question la crédibilité de Amnesty International. Mohamed Talib, secrétaire général de la Ligue des défenseurs sahraouis des droits de l’Homme, affirme, dans une déclaration à ALM, que le voyage d’Aminatou Haidar remet en cause la crédibilité d’Amnesty International. «La question est très simple. Le voyage d’Aminatou Haidar en Espagne constitue une réponse claire à Amnesty International qui a appelé, le jour même du voyage d’Aminatou Haidar, à une action urgente pour mettre fin à une prétendue surveillance constante d’Aminatou Haidar. L’ONG a parlé dans un rapport d’une prétendue persécution de Haidar. Amnesty International est appelé à revoir ses méthodes d’inspection. Sa crédibilité est en question. Aminatou Haidar mène une vie normale au Maroc depuis son retour», précise M. Talib. Même son de cloche auprès de l’Association le Sahara Marocain. Le président de cette association, Mohamed Réda Taoujni, appelle Amnesty International à revoir ses sources. «Amnesty International vient de diffuser un communiqué à propos d’une prétendue persécution d’Aminatou Haidar. En fait, cette ONG doit revoir ses sources qui sont à la solde de la thèse séparatiste. La séparatiste Aminatou Haidar a quitté l’aéroport de Laâyoune en toute tranquillité. Elle a accompli, selon nos sources, les formalités administratives en vigueur normalement», explique M. Taoujni. Et d’ajouter que «contrairement à ce que véhiculent certains milieux séparatistes et même certains milieux journalistiques marocains, Aminatou Haidar ne fait l’objet d’aucune répression. D’ailleurs, elle a rencontré récemment, sans aucune restriction, un responsable du Polisario dans le cadre de l’opération d’échange des visites familiales». Aminatou Haidar a été interpellée, vendredi 13 novembre, par les services de police de l’aéroport Hassan 1er de Laâyoune à sa descente d’avion après avoir refusé d’accomplir les formalités de police. Haidar a débarqué le lendemain à l’aéroport Lanzarote aux Iles Canaries, lieu de sa provenance. Elle a été autorisée, jeudi 17 décembre, d’accéder au territoire national après avoir observé une grève de la faim de plus d’un mois.

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