La culture ibérique très présente au Maroc

Présente, la culture espagnole l’est bel et bien au Maroc et sur plusieurs niveaux. Que ce soit dans la littérature, le théâtre ou en architecture, le patrimoine que les anciens colonisateurs du nord et du Sahara marocain est de taille. Un patrimoine qui se consume à petit feu, à défaut d’une politique nationale de sauvegarde et d’entretien, encore moins d’échange culturel.
Un théâtre comme le Teatro Cervantes de Tanger brillait de mille feux dans le passé, avant que l’ignorance des uns et le manque d’intérêt des autres n’en fassent ce qu’il est actuellement : des ruines d’une somptuosité d’antan qui croulent sous un délabrement total. Autre exemple, celui de l’hôpital espagnol du Duc de Thorvar, un chef d’oeuvre architectural, objet de querelles judiciaires. C’est dire que toute une histoire est en train de s’effacer.
Ouverts à toutes les cultures, les Marocains, ceux du Nord notamment, privilégient celle émanant de nos voisins ibériques. On compte, à titre d’exemple plus d’enseignants espagnols que marocains à l’université Abdelmalek Saâdi de Tétouan, même si la conjoncture actuelle ne s’y prête pas vraiment. C’est dire que l’échange en la matière existe et que les étudiants en veulent. Sans parler de l’engouement de nos concitoyens pour les centres culturels espagnols et pour les écoles, collèges et lycées espagnols. Mais la coopération culturelle est réduite au minimum, faisant ainsi les frais d’un conflit politique-économique qui balaye sur son chemin des siècles d’histoire et de civilisation commune.
Une civilisation ancrée dans tous les esprits, il n’y a qu’à voir du côté de Tanger, Tétouan ou Chefchaouen pour s’en rendre compte, mais que l’on cherche par tous les moyens à enterrer, pour le grand bonheur de ceux qui s’opposent à tout dialogue entre les deux peuples, dans un monde tiré de plus en plus vers les extrémismes de tout genre.

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