La délégation des députés PJD affirme qu’il n’y a pas eu de morts ou de viols à Sidi Ifni

La délégation des députés PJD affirme qu’il n’y a pas eu de morts ou de viols à Sidi Ifni

Les cas de viol et les victimes mortelles dont ont fait état certains médias dans la foulée des émeutes de Sidi Ifni relèvent de la surenchère, ni plus ni moins. «La délégation que nous avons dépêchée dimanche dernier sur place n’a pas relevé de cas de viols, ou de cas mortels», a affirmé le SG adjoint du PJD (opposition), Lahcen Daoudi. «Nous avons certes relevé beaucoup de cas d’humiliation, de vols et de dépassements, mais pas de viols, et moins encore de victimes mortelles», a insisté le député PJD, qui s’est basé sur le rapport de la délégation constituée entre autres de Abdellah Baha (adjoint de Saâdeddine El Othmani), Mustapha Ramid (chef du groupe parlementaire du PJD) et Khadija Hanine (députée PJD, à Laâyoune). Interrogé sur la campagne de désinformation qui a accompagné les émeutes de Sid Ifni,  -lesquelles ont dégénéré le 7 juin en affrontements avec les forces de l’ordre -, M. Daoudi a répondu: «Quand on laisse face-à-face les citoyens et les sécuritaires, tout colportage de rumeurs devient la règle générale». «Ce que l’on reproche au ministère de l’Intérieur, c’est de mettre de côté les élus», a déploré M. Daoudi, en ajoutant : «C’est arrivé déjà il y a deux ans à Sidi Ifni, et aujourd’hui encore. Quand des députés se rendent sur le terrain, le moins que l’on puisse demander c’est que le ministère de l’Intérieur se mette à l’écoute et prenne le pouls des doléances de la société», a plaidé le numéro deux du PJD. «Le problème concerne tout le monde et seule la concertation peut permettre d’aller vers les solutions adéquates. La logique sécuritaire n’a jamais résolu les problèmes à elle seule. Le gouvernement doit aller sur le terrain au lieu de se cantonner dans une position de spectateur, ou d’agir en pompier après coup». Le PJD, qui a été le premier parti à dépêcher une commission d’enquête formée de députés de la région de Souss-Massa-Draâ, chapeautée par de hauts responsables du parti, a appelé le gouvernement à ne pas se contenter uniquement de la logique sécuritaire, en l’exhortant à «traiter le mal à la racine». «Nous affirmons que les émeutes qui ont éclaté à Sidi Ifni sont le résultat de maux sociaux, dont la montée du chômage, et l’aggravation de la pauvreté », avait alerté le groupe parlementaire du PJD, dans un communiqué rendu public le 11 juin dernier. Dans le même communiqué, le groupe présidé par Mustapha Ramid avait dénoncé «l’intervention disproportionnée et non justifiée des forces de l’ordre» contre les manifestants, appelant par la même occasion à l’accélération de la cadence du développement de la région, de manière à décrisper le climat social qui y prévaut.

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