La demande intérieure atténuera l’impact de la crise mondiale sur le Maroc

La demande intérieure atténuera l’impact de la crise mondiale sur le Maroc

«En 2009, le ralentissement de l’économie mondiale devrait peser sur certains secteurs de l’économie nationale. Cet impact serait toutefois atténué par la résistance de la demande intérieure».
Avec ces propos, le conseil de Bank Al-Maghrib se veut rassurant. Réuni mardi 23 décembre, ce conseil s’attend aussi à une baisse de l’inflation dans les prochains mois.
 «Les risques et l’incertitude entourant la prévision centrale de l’inflation pour les prochains trimestres sont globalement orientés à la baisse, notamment du fait de la forte contraction de la demande extérieure», explique-t-on dans un communiqué. «Toutefois, cette orientation probable est partiellement conditionnée par l’amplitude de la transmission de la baisse des cours mondiaux des matières premières aux prix domestiques», selon la même source.
Selon les équipes de Abdellatif Jouahri, les données disponibles sur l’inflation restent conformes à leurs prévisions.
Ainsi, l’inflation, après avoir atteint 4,6 % en glissement annuel au deuxième trimestre de l’année 2008, a enregistré un recul à 3,9% en novembre. «Cette orientation se retrouve également au niveau de l’inflation sous-jacente qui est revenue de 4,9% au deuxième trimestre à 3,5% en novembre», ajoute-t-on à la Banque centrale.
En effet, l’inflation a subi une accélération passant d’une année à l’autre,  en moyenne des dix premiers mois de cet exercice, de 2,1% à 3,8%.  Cette  augmentation résulte essentiellement de celle des prix des produits  alimentaires pour lesquels l’indice  a progressé de 6,8% contre 3,2% un an auparavant. Suite à sa réunion trimestrielle, le conseil de Bank Al-Maghrib a aussi décidé de maintenir le taux directeur à 3,5%. En gardant inchangé ce taux, la Banque centrale suivra de près «la matérialisation de la transmission de la baisse des prix à l’importation à l’inflation et les pressions sur le marché du travail».
Dans ce communiqué, on souligne que cette décision intervient dans  un «environnement caractérisé par une orientation à la baisse de la balance des risques et une prévision de l’inflation en ligne avec l’objectif de stabilité des prix».
Contrairement au taux directeur, le conseil a décidé de réduire le taux de la réserve monétaire de 3 points de pourcentage, pour le ramener à
12% à compter du 1er janvier 2009. Une réduction décrétée suite à «l’ampleur et le caractère durable du besoin de liquidité sur le marché monétaire et compte tenu des prévisions d’évolution des facteurs de liquidité».
Au cours de cette réunion, le conseil a également examiné l’évolution de la situation à l’horizon du premier trimestre de l’année 2010.
Ainsi, au premier trimestre de cet exercice, l’inflation se situerait à un rythme inférieur à 3% en glissement annuel au lieu de 3,8 % prévu initialement.
Et ce, en raison des conséquences sur l’inflation d’un ralentissement rapide et probablement durable de la croissance mondiale, selon toujours Bank Al-Maghrib.

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