La douane en 2010

La levée des barrières douanières avec l’Europe ne signifie pas automatiquement la disparition des contrôles douaniers. La mission essentielle de la douane restera inchangée. Elle consiste en la protection de l’économie nationale. Contre les fraudes et les trafics (armes, drogues, etc.). Le démantèlement tarifaire avec l’Europe va surtout se traduire par des baisses substantielles des recettes fiscales de l’Etat.
Les recettes douanières représentent environ 45 % des recettes fiscales du Maroc. Et près de 20 % des recettes ordinaires du Trésor proviennent des taxes d’importations en provenance du Vieux continent. Le manque à gagner, au niveau des recettes fiscales, à l’horizon de la prochaine décennie (Achèvement de la libéralisation des échanges en 2011) est estimé à près d’un milliard de dollars. Mais l’échéance 2010 n’aura pas, cependant, d’incidences négatives sur les ressources humaines. Les douaniers continueront à percevoir la TVA et à opérer des contrôles sélectifs. Même dans l’espace européen, la libre circulation des marchandises ne concerne pas tous les produits.
Aujourd’hui, les services de douane contrôlent près de 10 % des opérations de commerce international. Les facteurs du risque sont minutieusement gérés. Le contrôle de la régularité des échanges extérieurs n’est pas souvent chose aisée. Surtout par les temps qui courent. Mais l’Administration des douanes se prépare déjà à l’échéance 2010. Elle s’organise en conséquence. La réglementation douanière devra, en principe, ne concerner, mise à part les cas exceptionnels, que les pays tiers. Tant à l’import qu’à l’export. Un plan de formation est mis en place pour adapter le douanier au domaine futuriste. Des formations pointues sont proposées au personnel et un plan de programmation et d’évaluation est prévu.
Sur le plan des recrutements, la douane marocaine a opté pour l’embauche ciblée.
On lorgne plus les ingénieurs informaticiens. Les nouvelles technologies sont considérées comme un outil primordial pour la gestion de demain. L’objectif est de parvenir à une meilleure maîtrise de la réglementation douanière, à connaître et faire connaître les services douaniers et ses produits et à contribuer à la simplification des procédures et les formalités. Un effort de reclassement, de reconversion et de redéploiement est en cours.
D’ailleurs, la douane marocaine ne semble rien envier à ses collègues étrangères. Le savoir faire semble être acquis et l’Administration marocaine est chargée par l’Organisation mondiale des douanes de préparer le modèle de la douane dans les pays développés.

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