La force d’une nouvelle coalition

La réunion tenue récemment entre des dirigeants du Rassemblement national des indépendants (RNI) et de l’Union des mouvements populaires (UMP), regroupant les partis du MP ( Mouvement populaire), MNP (Mouvement national populaire) et l’UD (Union démocratique) a ouvert la voie à la spéculation au sujet d’un changement éventuel du gouvernement actuel.
En termes de calculs arithmétiques, l’on commence déjà à établir les listes de coalitions, en évinçant, en premier l’USFP, devenue depuis quelque temps un parti gênant pour la bonne entente des forces de la droite.
A défaut d’une valeur ajoutée politique, l’on insiste, pour combler cette lacune, sur l’homogénéité de l’Exécutif et la nécessité d’un gouvernement à tête politique.
Les scénarios envisagés à cet effet divergent en termes de compositions, mais s’accordent tous à mettre au placard l’actuel Premier ministre et à bousculer la formation de Mohamed Elyazghi afin qu’elle rejoigne les sphères de l’opposition.
Dans cette optique, il y a lieu de confirmer que les possibilités envisagées ne diffèrent pas foncièrement des expériences que le Maroc a connues avant l’avènement de l’alternance en 1998. Ainsi, les ambitions Ahmed Osman, président du RNI, déclarées récemment suscitent le commentaire.
Ce dernier ne cesse d’avancer de nouvelles approches concernant la procédure de constitution des gouvernements. Ces derniers ne doivent pas être, uniquement, tributaires de la carte politique de la Chambre des représentants. La deuxième Chambre doit également avoir son mot à dire. Et le RNI est aux commandes de cette Chambre.
L’autre composante non satisfaite de la part qui lui a été réservée au sein de l’Exécutif est la mouvance populaire. Mohand Laenser, secrétaire général du Mouvement populaire ne cache pas ses sentiments à cet effet. L’Union des mouvements populaires dispose d’environ 60 sièges à la Chambre des représentants. Les élections du 27 septembre lui ont donné 55 députés ; soit 27 pour le MP, 18 pour le MNP, et 10 pour l’UD. Le groupe parlementaire de cette dernière formation est composé actuellement de 20 élus.
Si on ajoute à ces formations, l’Union constitutionnelle, avec ses 18 sièges actuellement et le PND, qui a eu 10 députés en 2002, l’on se rapproche de la majorité gouvernemental. Il ne reste plus qu’à choisir entre l’Istiqlal et les islamistes du PJD.
Mais, ces derniers sont-ils prêts à cautionner le complot ?

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