La gauche radicale se restructure

Le 11 février dernier, quatre courants politiques, se sont réunis, à Rabat, et ont annoncé à l’issue de cet événement leur volonté de créer un nouveau parti réunissant, dans la mesure du possible, l’ensemble des formations appartenant à la gauche « radicale). Outre l’Organisation de l’action démocratique populaire ( OADP) de Mohamed Bensaïd Aït Idder, le Mouvement pour la démocratie de Omar Zaïdi, le Mouvement des démocrates indépendants, conduit par Mohamed Moujahid, et des acteurs de la gauche, dont Ahmed Herzenni et Mouchtari Belabbes, ont rendu public, à cet effet, un communiqué en commun.
Dans ce dernier, il a été signalé que «convaincus du rôle historique et politique que les différentes composantes de la gauche sont appelées à accomplir, aux côtés des autres forces démocratiques et nationales », les quatre organisations ont appelé à la création d’ « un bloc démocratique qui réaliserait les aspirations du peuple marocain au parachèvement de son intégrité territoriale, à la démocratie et à la préservation de son identité arabo-islamique et amazigh». Bien entendu, en appelant à l’adhésion des militants à « la constitution d’une organisation unifiée », qui allait prendre le nom du PSU (Parti socialiste unifié), les signataires lançaient un message à leurs alliés objectifs, le PADS et La Voie démocratique, dirigée par Abdellah El Herrif.
Mais, ces deux formations avaient encore des réserves sur la stratégie adoptée dans le sens de la création du nouveau parti. Car, elles estiment que le débat de fond n’a pas été amorcé et que les questions stratégiques ont été reléguées au second plan, notamment en ce qui concerne la position à adopter vis-à-vis de la participation aux élections.
D’un autre côté, elles estiment qu’ au lieu d’entamer le processus de l’unification par le haut, celui-ci se doit d’être abordé par le bas. A cela s’ajoutent les tractations au sein même du PSU, particulièrement dans les rangs du Mouvement pour la démocratie, partagé entre l’appartenance à la nouvelle coalition et les affinités envers Ennahj et le PADS. Cela dit, il n’en demeure que la voie de l’unification est bel et bien balisée.

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