La justice acquitte les militants d’Annahj Addimocrati

Le tribunal de première instance de Aïn Sbaâ à Casablanca a acquitté, vendredi 10 juillet, les militants d’Annahj Addimocrati (Voie démocratique) poursuivis pour avoir appelé, lors de la campagne électorale, au boycott de l’opération électorale du 12 juin. Les militants acquittés du parti de Abdellah El Herrif sont au nombre de sept. Il s’agit de deux membres du secrétariat national du parti, quatre membres du conseil local et un membre du comité local du parti. Les membres de ce parti avaient reconnu, lors d’une séance du procès tenue le vendredi 3 juillet, avoir distribué, lors de la campagne électorale, des tracts incitant les citoyens à bouder les urnes.
Contacté par ALM, le secrétaire général d’Annahj Addimocrati, Abdellah El Herrif, a précisé que «le verdict prononcé à l’égard de nos camarades est normal. Nous n’avons fait qu’exprimer notre opinion politique. C’est un droit qui demeure garanti et toute poursuite dans ce sens est une violation flagrante de ce droit. En réalité, ceux qui doivent être poursuivis sont ceux qui ont déclenché la poursuite judiciaire. Ce procès est une violation des droits de l’Homme et des libertés publiques, qui normalement devraient être garanties aux formations politiques».
Les militants d’Annahj Addimocrati ont été poursuivis sur la base de l’article 90 du Code électoral. Un texte qui prévoit expressément : «Est puni d’un emprisonnement d’un mois à trois mois et d’une amende de 1.200 à 5.000 dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque à l’aide de fausses nouvelles, bruits calomnieux ou autres manœuvres frauduleuses, détourne des suffrages ou incite un ou plusieurs électeurs à s’abstenir de voter».  En commentant  ce texte, le secrétaire général d’Annahj Addimocrati a affirmé à ALM que «les dispositions de l’article 90 du Code électoral sont claires. Ce texte traite des personnes qui incitent les citoyens à s’abstenir de voter le jour du scrutin via des manœuvres frauduleuses. Alors que notre parti a exercé son droit d’exprimer son opinion lors de la campagne électorale».
Dans le cadre de cette affaire, Abdellah Herrif a été  interpellé, mardi 9 juin, par le deuxième arrondissement de la police judiciaire de Rabat au lendemain de l’interpellation des militants d’Annahj qui distribuaient des tracts appelant au boycott de l’opération électorale.

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