La loi de Finances 2009 prévoit une baisse de l’Impôt sur le revenu

En 2009, le gouvernement Abbas El Fassi concrétise son engagement, annoncé au lendemain du discours royal prononcé à l’occasion du 55ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, à devenir «le gouvernement du pouvoir d’achat». «Afin de compléter l’éventail des outils de soutien social, Nous exhortons le gouvernement à mettre en œuvre les mécanismes législatifs et institutionnels nécessaires pour renforcer le pouvoir d’achat des citoyens, contrôler les prix et combattre la corruption», avait annoncé SM le Roi Mohammed VI.
Une baisse de l’Impôt sur le revenu (IR) est programmée dans le budget de l’Etat au cours de l’année prochaine. En effet, le Maroc prévoit un taux de croissance de 5,8 % en 2009, soit un point en moins par rapport à ses prévisions pour l’exercice en cours. Pour relancer la consommation et donner donc un coup de fouet au pouvoir d’achat des ménages marocains, le ministère de l’Economie et des Finances s’est penché sur une révision sur les taux d’imposition appliqués aux différentes tranches salariales.
De 24.000 dirhams par an, les salaires exonérés de l’IR passent à 27.000 dirhams par an. Pour les autres tranches salariales, la baisse du taux d’imposition est de 3% pour ceux qui gagnent moins de 30.000 dirhams par an, de 1% pour les 30.000 à 60.000 dirhams et  de 2 % pour ceux touchent plus de 60.000 dirhams par an. Le gouvernement El Fassi compte aussi revoir à la hausse les salaires dans la fonction publique. «Une augmentation des salaires est prévue par conséquent pour l’année prochaine. Nous accordons également une importance capitale aux secteurs de l’éducation, la santé et l’agriculture», a souligné M. Mezouar, à la première chaîne de télévision Al Oula, suite à la tenue du Conseil de gouvernement, samedi matin, à la Primature. En effet, le délai réglementaire impose au gouvernement de déposer le projet du Budget avant le 20 octobre.
Ce projet se veut en phase avec les changements et autres rebonds que connaît le contexte économique internationale. Le ministre de l’Economie et des Finances a affirmé que tous les mécanismes nécessaires pour accompagner les mutations de l’environnement économique ont été fixés, dont notamment le projet de loi de Finances 2009. M. Mezouar a cité également la promotion de l’investissement intérieur et des exportations, l’amélioration du pouvoir d’achat, le renforcement de la demande interne et le soutien aux petites et moyennes entreprises. Évoquant la situation du marché des capitaux, le ministre a qualifié de «normale» la fluctuation qu’a connue la place casablancaise, mettant l’accent sur la nécessité de prendre en considération le facteur «psychologique». La semaine dernière, les deux baromètres de la Bourse de Casablanca ont chuté de 4,45% et 4,55%. Il a ainsi souligné l’importance du facteur confiance pour les investisseurs et de la maîtrise des mécanismes du marché boursier qui se résument dans quatre principaux facteurs. En premier lieu, le fait que 98% des investissements étrangers au Maroc ont un caractère continu et stable.
Le deuxième facteur est lié aux résultats enregistrés par les entreprises cotées en Bourse durant le premier semestre de l’année.
Le troisième concerne le climat et la dynamique économique et sectorielle des sociétés cotées en Bourse, alors que le dernier réside dans la capacité de l’Etat et du gouvernement à maîtriser les équilibres fondamentaux de l’économie nationale. «Dans ce sens, les indicateurs ont montré que tous les équilibres de l’économie marocaine ont été maîtrisés, de même que les résultats obtenus au début de l’année ont dépassé les prévisions», a indiqué M. Mezouar.

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