La moralisation investit la PME

Si l’on juge par les déclarations des représentants du gouvernement, notamment celles de MM. Ahmed Lahlimi et Mustapha Mansouri, la PME demeure «fragile, sous-capitalisée, sous-encadrée ». Formant près de 90 % du tissu économique national, elles créent l’essentiel des emplois. Dans ce sens, la charte des PME-PMI ambitionne de booster les investissements et surtout de favoriser l’initiative privée. Instrument incontournable, pour la promotion de l’emploi et de l’investissement, le plan de moralisation a été de combler les faiblesses de la PME. Ainsi, les actions menées s’articulent autour de deux principales orientations. Il s’agit en l’espèce de l’accompagnement et du financement des entreprises. Le premier volet s’est concrétisé avec l’institution de cellules d’assistance et de conseils. De même, que les petites entreprises peuvent avoir recours aux centres provinciaux chargés d’encourager les investissements et de soulager les procédures de constitution d’unités économiques. Le second aspect de la question et non des moindres repose sur le système de financement proposé par les pouvoirs publics. Une innovation dans le domaine. Ainsi, sur les deux fonds mis en place, le premier est consacré au financement des petites. Quant au second, il est principalement destiné aux entités créatrices ou fondées sur de nouveaux concepts. En dehors de ce montage financier préétabli, il n’en demeure pas moins que pour le respect des mécanismes déjà en vigueur, un certain équilibre se doit d’être opérationnel. Aux banques restent la tâche séculaire de prendre en charge les aspects financiers. A l’Etat, il lui revient de se cantonner à l’analyse de la faisabilité et à l’octroi des garanties. Encore plus, dans un esprit de centralisation de l’ensemble des mesures relatives aux PME, la charte prévoit la création de l’agence nationale de promotion. Outil de coordination, de suivi et de contrôle, son fondement consiste en un système « d’alliances », auxquel participent les PME et les organisations professionnelles. Pour sa part, le conseil national sera tenu de répertorier les instruments utiles à la promotion des PME.

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