La pêche, un secteur vital

Tous secteurs confondus, le Maroc réalise une moyenne annuelle d’un million de tonnes pour une valeur d’un milliard de dollars en matière de pêche. Pays doté de 3.500 kilomètres de côtes, 357 bateaux dans la pêche hauturière et 1.800 bateaux dans la pêche côtière.
Au titre du premier semestre 2004, la production nationale de la pêche côtière et artisanale a atteint 328.236 tonnes, enregistrant une baisse de 9% par rapport à la même période de l’année dernière, avait indiqué l’Office national des pêches (ONP). Ce recul est dû essentiellement à la baisse des captures des pélagiques (-10%), notamment au niveau des ports de Laâyoune (-17%), Agadir (-20%), Safi et Tarfaya (-60%).
La répartition des débarquements fait apparaître une prédominance des ports de l’Atlantique avec 309.520 tonnes débarquées, représentant 94% des captures de la flotte côtière. Comparés à la même période de l’année 2003, ces débarquements ont connu une diminution de 11% en volume. Les ports de Tan-Tan et Laâyoune occupent la deuxième position avec 196.559 tonnes (-7%), avait précisé la même source. De leur côté, les halles de Mohammédia, Casablanca, Safi et Agadir ont enregistré, durant cette période, 71.067 tonnes, s’inscrivant en baisse de 13%. Néanmoins, cette baisse a été compensée par une augmentation de la valeur des autres espèces en particulier le poisson blanc et les crustacés coquillages. Malgré son faible tonnage qui représente 13 % du total des débarquements de la pêche côtière, contre 83 % pour les pélagiques, le poisson blanc a contribué pour 35% de la valeur globale des débarquements par groupes d’espèces, affichant une valeur moyenne, toutes espèces confondues, de l’ordre de 11.431 dh/t.
Durant les six premiers mois de 2004, les débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale ont été dominés par les destinations à valeur ajoutée, à savoir la consommation et la conserve qui ont absorbé, à elles seules, près de 67 % de cette production. Tout en maintenant une part importante de 27 % du total des débarquements de la pêche côtière et artisanale, la destination « farine et huile de poisson » a toutefois enregistré une diminution de 25 % par rapport à 2003, en passant de 117.520 t en 2003 à 88.364 t en 2004.
Pour sa part, l’industrie de congélation, considérée de plus en plus comme une alternative viable pour absorber une partie des quantités débarquées dans les ports du Sud, a enregistré une diminution de 12 %, passant de 17.281 t en 2003 à 15.281 t en 2004. Le secteur de la pêche au Maroc emploie 450 000 salariés de façon directe et indirecte et fait vivre 2,5 millions de personnes.

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