La rage : Une zoonose fatale

Zoonose d’origine virale constatée chez les animaux domestiques et sauvages, la rage est transmissible à d’autres animaux ou à l’être humain par la salive. Les morsures, griffures, léchage au niveau d’une écorchure cutanée ou des muqueuses sont les divers modes de transmission.
Les animaux sauvages peuvent transmettre le virus de façon directe à l’Homme, sinon de façon indirecte en infectant les animaux domestiques qui, à leur tour, contamineront l’Homme.
Il est également à constater que la coexistence entre plusieurs vecteurs de la rage est chose possible. Comme c’est le cas un peu partout dans le monde, notamment dans les Amériques et l’Australie où, aux côtés du chien, la chauve-souris peut également être source de contamination.
Chat, renard, raton laveur, moufette, chacal, loup ou autres carnivores sauvages infectés sont d’autres vecteurs de transmission de la rage. Le chien reste, toutefois, le principal vecteur et réservoir de cette maladie. Les bovins, chevaux, cervidés et d’autres herbivores peuvent la contracter, mais la transmission du virus à d’autres animaux ou à l’Homme, même si elle est possible, se produit rarement.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une fois que les symptômes de la maladie sont apparus, l’issue est fatale chez l’animal comme chez l’Homme. Les premiers symptômes, en général peu spécifiques, évoquent une atteinte des voies respiratoires, digestives ou du système nerveux central.
Au stade aigu, les signes de grande agitation (rage furieuse) ou de paralysie (rage paralytique) prédominent. Dans les deux formes, la paralysie finit par devenir totale et aboutir au coma et au décès dans tous les cas, en général dû à une insuffisance respiratoire. En l’absence de soins intensifs, la mort survient dans les sept premiers jours de la maladie.
Les statistiques de l’OMS dévoilent une incidence inquiétante de la maladie. Quoique la fiabilité de ces statistiques n’est pas toujours facile à établir. En effet, le manque de données fiables sur la rage, notamment dans les régions reculées du monde, a pour corollaire de rendre difficile la mesure de son impact réel sur la santé humaine et animale.
«Le nombre de décès provoqués chaque année par la rage est évalué à au moins 40 000 dans le monde et à près de 70.000, si l’on se fonde sur des estimations de cas plus élevées pour les pays très peuplés d’Afrique et d’Asie, où la rage est endémique », note l’OMS. La rage est une maladie très ancienne, peut-être aussi vieille que l’humanité.
Le médecin et humaniste italien, Girolarmo Fracastoro, aurait décrit la maladie et ses modes de contamination en 1530, soit 350 ans avant Louis Pasteur.
En effet, le premier traitement antirabique après exposition, c’est-à-dire après morsure, a été conçu et appliqué en 1885 par Louis Pasteur. À l’époque, le vaccin était préparé à partir de la moelle de lapins inoculés par le virus de la Rage, inactivé par dessiccation.
De nos jours, les vaccins sont à la fois efficaces et bien tolérés, et les protocoles de traitement nécessitent moins d’injections, à raison d’une injection quotidienne pendant 14 jours. La vaccination antirabique avant exposition est également possible. Il est toutefois à signaler qu’il n’y a pas de traitement de la rage déclarée.

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