La régionalisation comme catalyseur

Maintenant que la marocanité du Sahara a été solennellement réaffirmée par S.M le Roi lors de sa visite réussie dans les provinces du Sud du 5 au 6 mars, maintenant que l’option de la partition a été écartée d’un revers de la main comme une sottise, quelle approche pour cette partie du Maroc? Quelle méthodologie adopter pour faire de ces provinces un pôle de développement effectif capable de gérer de manière équitable ses propres ressources ?
Certes, le projet de création d’une agence de développement pour les provinces du sud peut être le moteur de cette dynamique et une force de proposition dans le cadre d’une vision intégrée et rationnelle, loin de toute lourdeur bureaucratique. Mais la réussite de ce chantier ambitieux dépend aussi et surtout de la mise en marche de la régionalisation au Maroc.
Le Sahara, en tant qu’espace spécifique doté d’innombrables atouts, envisagerait son avenir avec confiance et sérénité par rapport à une architecture institutionnelle de ce type. “Une solution à même de canaliser les efforts de développement, notamment du secteur privé et d’accompagner efficacement les affaires politiques par l’État“, explique une figure politique du Sahara.
Le processus de régionalisation au Sahara, au-delà de son aspect politique, permettra de dépasser la gestion administrative qui caractérise généralement l’exploitation de ses richesses. Une façon de faire qui a privilégié forcément une poignée d’individus au détriment du grand nombre. Une telle situation ne peut générer que malaise social et sentiment de frustration, notamment chez les jeunes. Il s’agit donc d’inverser la tendance et d’agir de telle sorte que la prospérité dans les provinces du sud profite à tous ses habitants ? C’est l’enjeu principal et le défi essentiel. Dans son discours de Laâyoune, S.M le Roi a été on ne peut plus clair là-dessus.
“ La régionalisation que nous souhaitons est celle qui permet aux populations locales de prendre leur destin en main et à conduire leurs propres affaires, déclare un élu local de Laâyoune. Nous sommes aussi pour une régionalisation qui privilégie la démocratie tout en préservant les intérêts socio-économiques et les droits politiques dans le cadre de la nation marocaine et l’État de droit“.
Le Sahara est marocain. Ceci est indéniable. Toute solution, en dehors de l’intégrité territoriale du pays, est exclue à jamais. Reste maintenant à démarrer le chantier du développement et à donner corps au concept de la décentralisation.

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