La réponse sanguinaire

On s’attendait au pire. Et le pire est arrivé. Sharon, fidèle à lui même, à ses idées, à ses velléités sanguinaires et en véritable chef de guerre, à la tête d’un gouvernement, – le pire n’est jamais à écarter dans ce genre de situations – a envoyé ses troupes envahir le quartier général de l’autorité palestinienne. Et qui dit envahir, dit massacres et tueries. Et dit aussi humiliation et bafouement de ce que l’on appelle la légalité internationale…
L’opération de Netanya, l’avant-veille, revendiquée par le Hamas, et qui a fait une vingtaine de morts israéliens, n’a recueilli de la part de l’autorité palestinienne, que condamnation et réprobation. Plus, un engagement ferme de Arafat à arrêter toute forme de violence, dans le cadre d’un accord israélo-palestinien de cessez-le-feu. Mais Sharon et son état-major de nervis, voire de détraqués, ne veulent rien savoir. Ils attaquent les derniers symboles de l’autorité palestinienne. Et personne ne saura d’ici la fin de cette journée sanglante comment les choses vont évoluer, ni à combien s’élèvera le nombre de martyrs palestiniens.
Le fait même que Sharon donne le feu vert à une telle opération, le lendemain de l’adoption par le sommet arabe d’une nouvelle initiative de paix, sensée mettre un terme à un demi siècle de confrontation est un signe plus d’arrogance à la Dracula que d’une riposte réfléchie à un acte que les arabes en sommet à Beyrouth avaient condamné. Et comme l’a si bien dit Yasser Arafat, l’opération israélienne est la réponse à l’initiative arabe…
Un fait est à relever. Que font, valeur début des massacres ce vendredi, les chefs du monde ‘’libre » qui ont salué le plan de paix arabe et appelé les deux parties à reprendre langue ? La légalité internationale doit être un tout, sinon elle ne peut rien être d’autre qu’un voile pour masquer des crimes contre l’humanité genre ce que fait depuis des mois Sharon en Palestine.
Plus que jamais, les Arabes ont fait des concessions inimaginables, il y a peu de temps.
Les résolutions du sommet de Beyrouth devraient logiquement – une logique naïve admettons-le- inciter le reste du monde, les Israéliens en premier, à saisir une telle opportunité. C’est tout à fait le contraire qui s’est produit.

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