La version des proches

Des sources proches de M. Ahmed Osmane estiment que le tollé soulevé par l’annonce du gouvernement Jettou «n’est pas spécifique au RNI». C’est un phénomène commun à toutes les formations qui font partie du présent gouvernement. «C’était aussi attendu. Car, le fait de devenir ministre obéit, outre à la loi de l’offre et de la demande, à des critères que chaque postulant croit posséder», estime un dirigeant de la formation de M. Osman. C’est légitime de prétendre à des postes de responsabilité, mais ce n’est pas possible de satisfaire toutes les personnes qui étaient sur la liste. De plus, le Président du RNI n’aurait pas la main si longue pour «imposer une liste, alors que lui-même n’a pas été retenu dans le gouvernement». Mais les observateurs pensent que le RNI paie aujourd’hui son manque de transparence. Car il ne suffit pas de mettre des noms sur des listes. Il fallait aussi les mettre selon un ordre bien établi par les instances dirigeantes habilitées.
Aujourd’hui, le flou et le doute persistent dans les esprits et il faudra prendre pour argent comptant la parole du président. Ou bien tout le contraire. Une situation qui aurait pu être évitée s’il y avait anticipation, prévention et explications. Aussi face aux critiques de députés du RNI, la direction de ce parti estime que l’Oriental n’a pas été «favorisé». Deux ministres sortants sont originaires de cette région et que M. Aujjar est député d’Al Hoceima. Quant à Najima Ghozali, la nouvelle Secrétaire d’Etat chargée de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, elle «a été prise pour une originaire du Sud. Ses études berbères ont induit en erreur. Ce n’est qu’après sa nomination que l’on a su qu’elle était native d’Oujda».
Un autre proche de M. Osman pousse la logique plus loin. «Les portefeuilles proposés au RNI ne sont pas satisfaisants. A l’exception de celui des pêches maritimes. Celui du Commerce et de l’industrie qui a été par la suite étoffé un peu plus. Le département de l’Emploi est un piège. On nous colle le scandale malsain d’al-Najat.» La même analyse est fournie par un autre cadre. Le RNI «a le goût amer» par rapport aux autres partis. Le président Osman a fait usage de toute la diplomatie pour convaincre de la nécessité d’un traitement juste et transparent ». Il paraît que la sagesse « ne paie pas». Alors « que faire ?», poursuit notre interlocuteur. «Aller dans l’opposition ?». C’est impensable pour le RNI «surtout que le Pati entend oeuvrer à l’édifice national, dans le cadre du jeune règne». Mais les proches de M. Osman pensent que la tempête s’est calmée, après les explications fournies aux contestataires.

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