L’ANAPEC s’explique

Quand l’ANAPEC (Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences) fut créée en 1999, la première mission qui lui a été attribuée, au vu de la loi est de contribuer à l’organisation et à la mise en oeuvre des programmes de promotion de l’emploi qualifié, décidés par les pouvoirs publics. Elle a, au regard de l’alinéa 10 de l’article 3 de la loi 51-99 une mission bien particulière.
Celle d’instruire les offres d’emploi émanant de l’étranger et prospecter toutes les opportunités de placement à l’étranger de nationaux candidats à l’émigration. C’est ainsi que l’ANAPEC s’est vue attribuer le rôle de principal correspondant dans l’affaire de recrutement par la société émiratie Al Najat de 22.000 personnes pour des postes à bord de bateaux de croisière et de plaisance, tient à préciser Chafik Rached, directeur de ladite agence. Un rôle qu’elle n’aurait pas rempli parfaitement puisque de nombreux candidats n’étaient pas informés au préalable des postes qu’ils occuperont, une fois sélectionnés. Aussi, le rôle de l’Agence s’est-il limité à une mission d’information des demandeurs potentiels d’emploi et à la collecte des dossiers de candidatures. Elle n’était pas mandatée à assumer l’ensemble du processus de l’opération de recrutement.
Preuve en est, Al Najat aurait procédé au choix de son partenaire médical sans consulter l’ANAPEC. « Nous n’avons eu aucun contact avec la clinique Dar Salam, c’est Al Najat qui a choisi cette clinique », précise-t-on à l’ANAPEC. Cependant, selon certaines informations, l’intermédiaire émirati aurait été orienté par l’on ne sait quel circuit vers la clinique casablancaise…

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