L’année de la rupture tranquille

Pour l’athlétisme marocain, l’année 2007 sera l’année de la rupture tranquille. La Fédération royale marocaine d’athlétisme (FRMA) a enfin enterré le cycle transitoire. L’élection d’Abdeslam Ahizoune, parton de Maroc Telecom, à sa tête a marqué la fin de cette période. Lors de la phase transitoire, les athlètes marocains avaient réalisé de prestigieux exploits. Ce fut le cas pour Hicham El Guerrouj, Nazha Bidouane et d’autres.
Après six ans de gestion confiée à un comité provisoire dirigé par M’Hamed Aouzal, l’heure est désormais venue pour l’athlétisme d’entamer une nouvelle ère où les attentes sont encore plus grandes et les échéances multiples. L’une des principaux défis qui attendent le nouveau bureau de la FRMA sera, bien entendu, de trouver des athlètes capables d’assurer la relève. Un travail coûteux dont les résultats ne se font sentir qu’à long terme. L’instance fédérale devra également préparer les prochaines échéances dans les meilleures conditions. 
Lors des derniers championnats d’Afrique d’athlétisme, disputés en août dernier à l’Ile Maurice, nos athlètes ont été en deçà du niveau escompté. L’équipe nationale s’était contentée de la huitième place au tableau final des médailles.
Cette année, nos athlètes sont appelés à faire mieux surtout qu’un grand rendez-vous les attend. Il s’agit des onzièmes championnats du monde d’athlétisme qui auront lieu du 24 août au 2 septembre 2007 au Japon. Cet événement sportif sera l’un des moments phares de l’année. Se déroulant une fois tous les deux ans, cette manifestation regroupe les meilleurs athlètes du monde.
Et cette année les Marocains seront privés de voir Hicham El Guerrouj briller à nouveau lors de ce meeting international. En effet, la légende vivante de l’athlétisme marocain, qui avait dominé de 1995 à 2003 l’épreuve du 1500 mètres, a décidé de mettre fin à sa carrière. À quand un autre Guerrouj ?
En plus du défi de relève, la fédération devra faire face à un problème qui n’a cessé ces derniers temps de prendre de l’ampleur. Il s’agit d’arrêter l’hémorragie que connaît cette discipline. Plusieurs athlètes marocains avaient préféré jouer sous le drapeau d’autres pays.
C’est le cas, par exemple, de Rachid Ramzi, un Bahreïni d’origine marocaine qui a offert à ce pays sa première médaille d’or dans l’épreuve du 1500 m lors des Mondiaux de Helsinki en 2005. Après son élection, le président de la FRMA, Abdeslam Ahizoune, a assuré qu’il veillera à ce que tous les jeunes talents aient une chance de s’épanouir dans leur pays. Pour les moyens financiers, les nouveaux responsables de la FRMA n’auront pas de soucis à se faire. En effet, la manne apportée par les sponsors sera rehaussée par une contribution étatique, hormis la subvention allouée par le département de tutelle, dans le cadre du programme de mise à niveau de l’athlétisme. Le montant avancé à ce propos avoisine les cinq milliards de centimes.

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