L’antécédent du Palais royal d’Agadir

Si dans l’affaire des "verres de cristal", le secrétariat particulier de SM le Roi Mohammed VI a décidé de ne pas se constituer partie-civile, tel ne fut pas le cas dans l’affaire du détournement de biens dans le Palais royal d’Agadir.
En effet, en 2003 le secrétariat particulier du Souverain avait saisi la justice pour la poursuite de 16 personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de malfaiteurs qui ont détourné et volé des biens destinés, en principe, au Palais royal de la capitale du Souss.
Parmi les accusés, figure le propre conservateur du Palais, le colonel Mustapha Hilali. Celui-ci a accumulé une fortune faramineuse, aujourd’hui presque entièrement confisquée par la justice. Cette affaire avait donné lieu à d’énormes remous, notamment à cause du refus de se présenter au tribunal pour consultation du secrétaire particulier du Roi. Après plusieurs tentatives de la part du magistrat jugeant l’affaire, les deux parties ont fini par clore le dossier par un arrangement.
Les avocats de Mustapha Hilali ont proposé cet arrangement en janvier dernier. Techniquement, il s’agit d’une "demande de conciliation" qui permet à l’accusé de monnayer sa liberté.Cette solution à l’amiable a consisté en le remboursement par Mustapha Hilali de tous les fonds subtilisés. La somme exacte reste théoriquement secrète. Mais les informations parlent d’une fourchette de 12 à 15 millions de DH, représentant le montant de fausses factures, de plusieurs centaines de litres de carburant, plusieurs tonnes de denrées alimentaires et autres biens mobiliers.
Afin de camoufler ces détournements et ces fraudes, le colonel Mustapha Hilali ordonnait à ses comptables de maquiller les comptes. Il inscrivait ainsi toutes les quantités disparues sous la rubrique "frais divers". Il faisait même appel aux véhicules de l’armée pour transporter les biens subtilisés. Mais le pot au rose fut rapidement découvert.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *