Larbi Bencheikh : «Je n’ai pas violé la loi»

ALM : Quel est le problème avec l’UMT qui a conduit au déclenchement d’une grève au niveau national ?
Larbi Bencheikh : Il faut signaler d’abord que ces gens ne respectent pas la procédure en vigueur. En principe, s’il existe un problème, que ce soit d’ordre social ou autre, on s’adresse au responsable. D’ailleurs, c’est la deuxième fois en l’espace de quelques mois qu’ils procèdent de la même manière. La première a eu lieu au mois d’octobre dernier. C’est-à-dire qu’ils déclenchent une grève sans préavis. Or, il existe une procédure à suivre avant d’observer la grève. D’abord le préavis, ensuite une réunion d’une commission d’arbitrage pour essayer de régler les malentendus. Plus encore, je leur ai envoyé quatre écrits pour se réunir et discuter, mais ils les ont systématiquement ignorés.
Parmi les causes directes de la grève, les concernés avancent qu’il y a une violation du Dahir et des décrets sur les attributions et le rôle des Commissions paritaires, sans parler des cadres persécutés et relevés arbitrairement de leurs fonctions. Que répondez-vous ?
C’est faux, je n’ai pas violé la loi. Je n’ai fait que demander aux Commissions paritaires de se soumettre au statut de l’OFPPT qui a été élaboré avec leur participation. D’ailleurs, le jour où ce statut fut ratifié, elles avaient émis un communiqué dans lequel elles se félicitaient de la mise à jour de ce statut. Et voilà qu’elles ne veulent plus en entendre parler. Pour moi, la seule référence est le statut, c’est tout ce que j’ai dit, essayant de leur expliquer qu’il constitue le support juridique adéquat. Depuis mon arrivée à l’OFPPT, des commissions ont été installées englobant des responsables de l’UMT et responsables de l’OFPPT. C’est tout à fait normal de constater des problèmes ou des dysfonctionnements. Si une personne s’est sentie lésée, il est prévu que son cas soit étudié en présence des responsables concernés.
D’un autre côté, la direction générale a émis une circulaire demandant à tous les directeurs régionaux d’écouter tout le monde et d’étudier toutes les doléances. Cela va sans parler d’une réunion mensuelle de la direction générale avec les directeurs centraux et régionaux pour l’examen de la situation du personnel. Et à l’issue de chaque réunion, on élabore un procès verbal, toujours en présence des responsables, qui prend en détails tous les points discutés. Le problème c’est que les syndicalistes ne veulent pas de cette méthode de travail.
Des différentes revendications communiquées par l’UMT, l’on constate que c’est le directeur général qui est mis en cause. Que comptez-vous faire face à cette situation sur laquelle plane la menace d’une année blanche cette saison ?
C’est du n’importe quoi. D’ailleurs, la saison de formation est presque finie, tout en sachant que le système est basé sur le contrôle continue et non seulement sur les examens de fin d’année. En ce qui me concerne personnellement, je vous affirme, preuves à l’appui, que chaque fois que je suis sollicité sur un quelconque problème à propos de l’institution ou du personnel, je reçois les plaignants dans l’heure qui suit. Pour ce qui de la grève, je n’appelle pas grève une action dont les gens sont obligés d’y adhérer.
Vous ignorez peut-être qu’ils emploient des méthodes peu concevables pour pousser les gens à les suivre. Ils les menacent de toutes sortes de représailles et parfois, ils emmènent des dockers qui n’ont rien à voir avec l’Office juste pour impressionner les gens en les terrorisant. C’est tout, sauf du sérieux.

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