L’attitude inamicale des américains

Le plan Baker II doit être examiné, d’ici la fin de ce mois, par les membres du conseil de sécurité. Ce nouveau plan que le Maroc, gouvernement, partis politiques et l’ensemble de la population, a catégoriquement rejeté, porte préjudice à la souveraineté du pays. Mais la surprise était le comportement de Washington qui a présenté un rapport au Conseil de sécurité pour imposer ce plan aux parties concernées. La surprise a été grande parce que le Maroc est un allié de l’Amérique et il a été le premier pays à avoir reconnu son indépendance. Mais, il faut dire que le rapport de Washington reste une proposition qui pourrait être amendée, surtout après la réaction marocaine et l’entretien téléphonique de SM le Roi Mohammed VI avec le Président américain Georges W. Bush. Le peuple marocain n’a aucunement apprécié l’attitude inamicale de l’Amérique envers le Royaume. Certains, de même que plusieurs observateurs, attribuent cette attitude aux intérêts économiques, notamment pétroliers, des Américains dans la région. En effet, l’Amérique en tant que puissance mondiale, locomotive de ce nouvel « ordre » international, oeuvre pour préserver ses intérêts, notamment pétroliers, au détriment de la légalité, de la paix et de la stabilité dans la région. Washington vise les ressources pétrolières de la région. La politique étrangère de la Maison Blanche, notamment ses affinités avec Alger, dans le cadre de ses alliances régionales, soit dans ce qu’elle appelle la lutte contre le terrorisme ou la protection du continent africain du réseau terroriste mondial, démontre clairement les ambitions de l’Amérique dans cette région stratégique. Appuyer un plan qui touche à l’intégrité territoriale d’un pays souverain, c’est créer dans la région une zone d’instabilité et de tension graves. La presse algérienne a révélé au début de cette semaine que le Pentagone aurait effectué des contacts avec les autorités algériennes en vue d’installer une base militaire dans le sud de l’Algérie. La même source indique que la base objet de négociations avec les décideurs algériens serait pratiquement différente de celles, installées au Golf, en Arabie Saoudite ou au Qatar. Et de préciser que les forces américaines quitteraient les lieux juste quelque mois après l’installation de la base contrairement à ce qui est de mise dans le Golf. En plus, ajoute la même source, le commandement de la base serait directement assuré par le ministère algérien de la Défense et que les Américains ne pourraient intervenir qu’en cas d’opérations terroristes. La presse algérienne a précisé que les Etats Unies d’Amérique entendent, par l’installation de cette base, lutter contre les terroristes, qui, selon Washington, existent dans le sud algérien et d’autres pays africains. Par cette alliance, les décideurs algériens cherchent à renforcer leur arsenal militaire. Le budget affecté à l’armement, qui a dépassé les deux milliards de dollars en 2000, explique les intentions de l’etatmajor d’Alger. Mais, cette course effrénée pour détenir des armes sophistiquées est de nature à déstabiliser la région du Maghreb arabe et même la région méditerranéenne. La Maison Blanche est appelée à assurer un équilibre dans la région.

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