Le bras politique du MTD voit le jour sous la forme de l’Alliance démocratique et sociale

Le bras politique du MTD voit le jour sous la forme de l’Alliance démocratique et sociale

Le paysage politique national est en train de changer. Une dynamique de regroupement et de positionnement commence à gagner les formations politiques nationales. Le phénomène MTD de Fouad Ali El Himma commence-t-il à avoir un effet direct sur la carte partisane nationale en poussant les partis politiques à chercher à se réfugier dans des coalitions pour pouvoir survivre.  
En l’espace d’une semaine, deux événements confirment cette tendance : la création d’une coalition de gauche et la formation d’une alliance regroupant des partis de droite. Le second est, très probablement, une réaction au premier.
Jeudi 29 mai, alors que les observateurs politiques s’attelaient à déchiffrer les raisons et les objectifs qui ont poussé cinq formations socialistes à annoncer leur intention de créer une instance qui leur permettrait d’agir dans le cadre d’une «action commune», quatre partis de droite annoncent une initiative pareille. Il s’agit du parti national démocrate (PND), le parti Al Ahd, le parti du  renouveau et de l’équité (PRE) et l’Union marocaine pour la démocratie (UMPD). Un pôle de droite libérale. Outre leur positionnement idéologique commun, ces formations sont liées par leur alliance parlementaire étant donné qu’il s’agit de partis politiques qui forment le groupe parlementaire Al Assala Wal Moaâssara (Authenticité et modernité) présidé par le leader du parti Al Ahd, Najib Ouazzani, mais construit, essentiellement, autour du député de Rhamna, Fouad Ali El Himma.
Les partis politiques en question ont convenu de donner à leur coalition la dénomination de « Alliance démocratique et sociale». «Cette alliance a pour objectif de renforcer la coopération et la coordination entre ces partis afin d’établir et de mettre en application une stratégie d’action commune pour faire face aux défis actuels et futurs», explique un communiqué conjoint signé par les leaders des quatre formations politiques. Une initiative qui est de nature à donner au groupe parlementaire en question une dimension qui va au-delà de la simple coordination au sein de la première Chambre du Parlement. Une sorte de plate-forme d’action politique conjointe. Sera-t-elle limitée aux partis traditionnellement considérés comme étant de droite libérale ou sera-t-elle ouverte à d’autres formations ? En tout cas, ses initiateurs préfèrent ne pas s’aventurer, pour le moment, à afficher leur préférence pour l’une ou l’autre option. Mais, ce qu’il faut rappeler c’est que le Mouvement créé autour de Fouad Ali El Himma comprend aussi des militants de gauche et pourrait ainsi rallier d’autres formations ou, tout simplement, débaucher des militants des formations socialistes. Pour les observateurs, ce mouvement pourrait étendre sa force d’attraction à un segment très large allant du centre-gauche à la droite libérale. «Ce qui pose problème, en fait, à tous, c’est le positionnement politique inattendu de Fouad Ali El Himma dans un centre-gauche qui ratisse très large. Un arc qui est presque un cercle aplati. Il va de l’ex-droite administrative à des gauchistes repentis en absorbant tout ce qui peut y avoir au milieu», remarquait Khalil Hachimi Idrissi dans son éditorial du vendredi 30 mai 2008.
La nouvelle coalition pourrait ainsi être le «bras politique» dont l’initiateur du Mouvement pour tous les démocrates (MTD) avait annoncé la création dans un récent entretien. Mais, elle est certainement, et surtout, une réponse politique à la création de la «Coalition de gauche» dont l’annonce avait été faite quelques jours auparavant et qui avait été interprétée par plusieurs observateurs comme une manière de faire face au phénomène El Himma.

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