Le code de la circulation routière devant le Parlement

Lors d’une réunion dédiée à l’examen de ce projet, tenue en présence du ministre de l’Equipement et du Transport, M. Karim Ghellab, les membres de la commission ont mis en relief l’importance des dispositions de ce code qui permettront de réduire les dégâts humains et matériels causés par les accidents de la circulation.

Toutefois, ont-ils relevé, l’augmentation de la valeur des amendes permettra la prépondérance du phénomène de la corruption, soulignant la nécessité de mettre en place des mécanismes de contrôle. Ils ont salué dans ce sens l’introduction de nouvelles technologies telles les radars.

D’autres députés ont relevé l’absence d’études dédiées à la délimitation des "points noirs" qui enregistrent régulièrement des accidents de la circulation ainsi qu’aux tranches d’âges et au niveau d’instruction des conducteurs impliqués dans ces accidents ou qui en sont les victimes, appelant à la mise en place d’un observatoire national des accidents de la circulation.

Plusieurs intervenants ont relevé que l’élément humain constitue la principale cause des accidents de la circulation, mettant en exergue les conditions de travail difficiles des conducteurs professionnels, appelant à accorder plus d’intérêt aux droits de cette catégorie, notamment au niveau des heures de travail et du tonnage des camions.

Ils ont également mis l’accent sur les comportements des citoyens qui sont à l’origine des accidents, tel l’usage du téléphone portable, la conduite en état d’ivresse et la non-utilisation de la ceinture de sécurité, insistant sur la nécessité de la multiplication des campagnes de sensibilisation pour pousser les conducteurs à respecter la loi.

M. Ghellab avait passé en revue les grands axes de ce projet de loi, constitué de 308 articles, portent particulièrement sur la protection du conducteur et des usagers de la route.

Selon le ministre, le projet de loi vise également sur la lutte contre la corruption, la protection des droits des usagers de la route et la mise en place de mécanismes juridiques ayant pour objectif notamment le développement des métiers relatifs à la sécurité routière, dont les centres de visite technique des voitures et les auto-écoles.

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