Le Conseil supérieur des MRE en chantier

Le Conseil supérieur de la Communauté marocaine à l’Etranger, annoncé dans un précédent discours royal, sera mis en place en 2007. C’est  ce qu’a décidé Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Dans un discours à la Nation à l’occasion du 31ème anniversaire de la Marche Verte, le Souverain, qui attache une grande importance aux rôles et préoccupations de nos concitoyens de la diaspora, a précisé que le CSCME permettra à ces derniers de s’ériger en "partie prenante dans le vaste renouveau" que connaît le Maroc.
Pour les besoins de la mise en place de ce Conseil, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a décidé de confier au CCDH (Conseil consultatif des droits de l’Homme) "le soin de mener de larges consultations avec toutes les parties concernées en vue d’émettre un avis consultatif concernant la création de ce nouveau Conseil, qui se doit d’allier, dans sa composition, les exigences de compétence, de représentativité, d’efficacité et de crédibilité".
Cette initiative royale intervient après la décision royale d’octroyer aux Marocains résidant à l’étranger d’être représentés lors des prochaines élections législatives, d’élire et de se porter candidats. Les projets de lois électorales, actuellement en discussion au Parlement, permettent aux MRE de se porter candidats et de s’inscrire dans les communes où leurs grands-parents, entre autres, résident, exercent une activité ou disposent d’une propriété.
Concernant le dossier du Sahara,  le Souverain a annoncé que le processus de consultation interne autour du projet d’autonomie tire à sa fin. Après les partis politiques, qui ont présenté leurs propositions à SM le Roi Mohammed VI, le Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) se prépare à son tour à soumettre au Souverain, «dans les semaines à venir», un projet sur sa conception de l’autonomie. «De fait, nous nous trouvons déjà à une étape avancée», a précisé SM le Roi Mohammed VI, en soulignant la démarche démocratique qui a présidé à ce processus engagé aux niveaux national et local. «Notre démarche a été celle de la démocratie authentique dont la vertu cardinale est de permettre aux forces vives de la nation et aux acteurs directement concernés de s’investir dans le traitement de ce dossier dans le cadre du dialogue et de la concertation», a précisé le Souverain. La proposition d’autonomie reflète une réelle volonté de «consolider notre édifice démocratique par le biais d’une régionalisation avancée qui représente l’épine dorsale de l’Etat moderne dont nous sommes en train d’asseoir solidement les fondements», a ajouté SM le Roi. Sur le plan maghrébin, la proposition d’autonomie est porteuse de garantie de stabilité pour la région. La stabilité du Maghreb, à l’unité duquel SM le Roi a réaffirmé l’attachement du Maroc, passe par l’enlèvement d’une épine nommée «Polisario». «L’implantation d’une entité factice engendrerait des risques calamiteux de balkanisation et d’instabilité», a averti SM le Roi, ajoutant que cette «entité» est susceptible de transformer «la région en un marécage glauque servant de repaire aux bandes de terroristes et de malfrats faisant commerce d’êtres humains et de trafic d’armes». La thèse séparatiste porte les germes d’une «redoutable» déstabilisation, non seulement pour le Maghreb mais aussi le Sahel ainsi que pour les rives méridionale et septentrionale de la Méditerranée. Sur le plan international, le risque est tel que la communauté internationale a déjà fort à faire pour combattre les poches de terrorisme qui poussent ici et là comme des champignons. Une réalité que le Conseil de sécurité des Nations Unies n’ignore d’ailleurs pas, d’où son rejet du «Plan de règlement» défendu par les séparatistes avec la bénédiction de l’Algérie. A ce propos, SM le Roi a indiqué que «le bien-fondé de notre cause est conforté par le soutien des puissances influentes et agissantes au sein de la communauté internationale, et par l’appui d’un nombre croissant de pays frères et amis. Le Royaume, a rappelé le Souverain, a démontré sa volonté de «continuer à honorer fidèlement son engagement pour une coopération franche et loyale avec l’Organisation des Nations Unies, son secrétaire général et le représentant personnel du responsable onusien, pour aider à trouver une solution politique consensuelle» à ce conflit. S’agissant du développement des provinces sahariennes, le Souverain a appelé à accorder, «parallèlement aux grands chantiers structurants, une attention particulière aux programmes touchant le vécu quotidien de nos fidèles sujets au Sahara».

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