Le CRI tire les dividendes de l’entente

Mouad Jamai est confiant. Le président du Centre régional d’investissement de Casablanca (CRI), déclare qu’avec l’unification de la ville et la coordination rapprochée entre la wilaya et la Commune, il y a eu un important gain de temps pour l’investisseur.
Le chemin parcouru est long depuis l’inauguration de cet espace dédié aux affaires en août 2002. «Le centre n’est pas une annexe de la Wilaya, c’est une partie de la wilaya», poursuit M. Jamai qui se veut un organe d’exécution des décisions de la wilaya. La mission d’outil d’aide à la création d’entreprise dépend de tout un ensemble de synergies entre toutes les administrations impliquées dans le processus. C’est ainsi que l’on y retrouve des représentants de la CNSS, du tribunal de Commerce de Casablanca, de l’Office marocain de la propriété commerciale et industrielle, de la direction des impôts…etc. «Aujourd’hui, le traitement des dossiers n’excède pas 48 heures.
Certaines demandes sont traitées en 24 heures».Impensable il y a encore peu, quand, au déphasage récurrent entre les communes et la wilaya, s’ajoutaient d’interminables va-et-vient. «L’amélioration est globale. Nous avons obtenu un maximum de concrétisations». Désormais, fort de cet acquis, le CRI pense se consacrer de plus en plus vers l’encouragement de la création d’entreprises. Il s’agit d’opérations de sensibilisation vers les étudiants et les entrepreneurs, le but étant de les informer des nouvelles dispositions sur la création d’entreprise. «Le plus important est d’aller vers les jeunes et en même temps d’aider les entreprises à passer de l’informel au formel, pour ne pas voir le contraire».
Dans ce sens, la wilaya a mis en place un nouvel organigramme, de nouvelles structures. Même démarche du côté de la Commune. Ce qui faire dire à Mouad Jamaï, que «le wali et le maire parlent le même langage». D’autres réformes sont en cours. «Il faut donner le temps au temps», déclare confiant le président du CRI. C’est dire qu’à l’instar des seize centres régionaux d’investissements au Maroc, Casablanca évolue vers le guichet unique, conformément à la lettre royale du 9 janvier 2002.
Mouad Jamaï connaît bien, pourtant malgré cet optimisme, des problèmes subsistent. Des dossiers sont bloqués, souvent à l’Agence urbaine, organe qui, selon M. Jamai, «fait aussi beaucoup d’efforts» pour rejoindre le train en marche. «D’ailleurs, la semaine dernière, beaucoup de dossiers ont été débloqués à ce niveau». Malgré les dysfonctionnements qui peuvent survenir parfois, Mouad Jamai souligne une bonne interactivité, d’autant que la nouvelle direction à l’Agence urbaine n’est en place que depuis peu. Il y avait nécessairement une organisation à revoir, une ressource humaine à réorienter, des choix à faire. Cela dit, même si la boutique est en rénovation, elle doit rester ouverte.

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