Le départ volontaire sauve le budget

L’opération Intilaka, qui a permis à quelque 39.000 fonctionnaires de libérer leurs postes au sein de l’Administration marocaine, est un franc succès. Le Premier ministre, Driss Jettou, lors de sa rencontre avec la presse mardi 25 octobre, a tenu à expliquer l’impact de cette procédure sur les finances publiques pour les prochains exercices. En tout, l’opération des départs volontaires initiée par le ministère de modernisation des secteurs publics coûterait la somme de 11 milliards DH. Au titre de la loi de Finances 2006, 8,4 milliards y ont été alloués. Une somme qui permettra le règlement des primes de ces fonctionnaires qui ont choisi la retraite anticipée. La vacation de ces 39.000 postes budgétaires a permis à l’Etat marocain de faire une économie sur la masse salariale de l’ordre de 5 milliards DH. Au titre de la loi de Finances 2006, elle représente 59 milliards DH contre 64 milliards en 2005. Le chef du gouvernement a précisé que pour faire le bilan de cette opération qui s‘attaque directement à ce grand problème que représente la masse salariale, une étude a été diligentée auprès d’un cabinet d’experts étranger. Fin prête, elle serait rendu publique dans les prochains jours par le ministre Mohamed Boussaïd.
Le satisfecit est également affiché par Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation. «Cette opération s’inscrit dans le cadre d’allégement du secteur de l’Administration afin de renforcer son efficacité et d’améliorer la qualité de ses prestations grâce à la modernisation de ses structures, de son organisation et de ses méthodes de travail dans le cadre d’une approche décentralisée ou déconcentrée, contractuelle et partenariale, mettant à contribution l’ensemble des opérateurs aux échelles nationale et locale», avait déclaré le ministre dans son discours devant le Parlement vendredi dernier.
Et d’ajouter que «le succès de l’opération «départ anticipé à la retraite» constitue une avancée importante sur cette voie. Cette opération, couplée à l’adoption de l’horaire continu, s’intègre dans le processus de modernisation de la gestion publique et notamment des procédures budgétaires dans le sens de l’efficacité, de la responsabilité et de la reddition des comptes».

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