Le dépeçage mis en cause

SNECMA est une société internationale chargée de l’entretien des moteurs d’avions, elle les régit et les répare, etc.
Conformément à la nouvelle vague se situant à mi-chemin entre la vente des biens et le maintien du capital constant, la RAM a procédé à une cession de son atelier d’entretien des moteurs d’avion à ce géant constructeur français. Mais tout en assurant une participation de 49 % au capital de la filiale marocaine.
Cette société, rapporte un technicien, s’est installée à Casablanca sans être munie ni de personnels ni d’équipements. Pis encore, il a été procédé à une affectation des techniciens de la RAM à cette société, «le temps qu’elle forme son propre personnel», une situation qui n’a que trop duré. Peu de temps après, SNECMA a renvoyé les techniciens auxquels elle a fait appel au début. A titre d’exemple, chaque fois que la RAM a besoin d’une pièce, elle s’adresse à cette société. Avec le temps, il s’est avéré que le travail de cette dernière n’est pas très performant au niveau de la qualité ; et ce, d’autant plus qu’il revient beaucoup plus cher que le coût pratiqué sur le plan international; surtout que ses services sont fournis par le personnel de la RAM. Il s’agit donc, selon des représentants des travailleurs, d’une opération douteuse qui a été fomentée au départ sous prétexte que l’atelier de l’entretien des moteurs ne marchait pas bien, qu’il était coûteux et que ses services laissaient à désirer. Ce qui s’est avéré entièrement faux par la suite puisque toute la manoeuvre consistait à baliser le terrain à une société parasitaire.
Les estimations qui incitaient à prendre de telles mesures, n’étaient, certainement pas fondées. En fait, la compagnie avait de la technicité à haut niveau technologique et un savoir-faire indiscutable mais manquait d’agressivité sur le plan commercial. Une situation qui s’est traduite sur le terrain, pour le service technique de la RAM par une perte de potentiels et de moyens. Or, par hasard, un hasard qui n’admet aucune ironie, c’est un des directeurs de la RAM qui assume le poste de directeur de cette société…
En l’espace de quelques jours ou heures même, la mesure de concession s’est concrétisée par l’installation de la nouvelle société. Le même cas s’applique à Royal Catering (alimentation) qui est gérée par un directeur de la RAM (cumul de fonctions).
Bien entendu, le démantèlement ne se limite pas à l’entretien des moteurs des avions mais également au gardiennage et au nettoyage. Même le service Achat se privatise et la liste est loin d’être exhaustive. S’agit-il d’une préparation de terrain pour une éventuelle privatisation ou d’une simple compilation de mesures ratées ?

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