Le Gabon, dernière étape du périple africain du Souverain

Le Gabon,  dernière étape du périple  africain  du Souverain

Des relations d’amitié solides lient le Maroc et le Gabon depuis des décennies. En effet, ce pays occupe une place importante dans la politique africaine du Royaume comme en témoigne la visite royale dans le pays, dernière étape du périple royal en Afrique après le Sénégal et la Côte d’Ivoire. C’est le troisième déplacement de SM le Roi au Gabon depuis son accession au Trône et le premier depuis l’accès de M. Ali Bongo Ondimba à la magistrature suprême de son pays. Très riche sur le plan culturel et humain, la coopération entre les deux pays dans son aspect économique est multisectorielle. Il faut dire qu’un nombre important d’accords existe déjà et facilite énormément cette coopération entre le Royaume et le Gabon. Avec la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Libreville, le partenariat entre les deux pays devra prendre un nouveau coup d’accélérateur dans plusieurs domaines. Le Maroc est déjà présent en force dans ce pays de l’Afrique équatoriale. A noter dans ce sens que la solidité des relations maroco-gabonaises a permis au Gabon de devenir 2ème fournisseur du Royaume en Afrique subsaharienne et son 10ème client au continent. Alors que le Maroc porte depuis plusieurs années déjà des projets de développement très ambitieux, le Gabon qui est en plein décollage économique depuis l’arrivée au pouvoir du président Ali Bongo Ondimba, compte bénéficier de l’expérience marocaine. D’ailleurs, le pays a lancé la stratégie nationale «Gabon Emergent», un plan ambitieux et pertinemment articulé autour de trois piliers: économie verte, industrie et services. Une stratégie qui a commencé à porter ses fruits en drainant des capitaux étrangers importants, notamment marocains. En effet, plusieurs entreprises marocaines se sont déjà implantées au Gabon, notamment dans les secteurs des télécoms, la finance, le tourisme, l’investissement minier, l’agro-industrie, l’aérien et le logement. Même si le volume des échanges commerciaux peut être nettement amélioré, la République gabonaise continue de conforter sa place de destination privilégiée des investissements marocains à l’échelle continentale, en absorbant près de 20% du volume investi en Afrique subsaharienne. Les deux pays comptent énormément sur la visite du Souverain pour s’engager sur de nouveaux projets et élargir la coopération bilatérale. Cette visite sera probablement une occasion pour finaliser le très attendu projet de zone de libre-échange, censé s’étendre à l’avenir à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) dont le Gabon est membre. Un tel projet offrira des opportunités économiques considérables pour les deux pays amis. L’ambassadeur du Royaume à Libreville, Ali Bojji, a affirmé que le Gabon se positionne comme une plaque tournante pour accéder à un marché de 70 millions, voire 150 millions de consommateurs, que représentent les pays d’Afrique centrale. Pour M. Bojji, «le secteur privé marocain est appelé à mettre à profit cette relation spéciale entre les dirigeants des deux pays pour s’intéresser davantage au marché gabonais».

La République gabonaise continue de conforter sa place de destination privilégiée des investissements marocains à l’échelle continentale, en absorbant près de 20% du volume investi en Afrique subsaharienne. Le volume global des échanges avec le Maroc a, lui, enregistré une évolution annuelle d’à peine 2,16% sur les six dernières années, soit un peu en dessous de 100 millions de dollars/an d’échanges commerciaux en valeur. 

La visite royale au Gabon, un stimulant fort pour les opérateurs économiques
La visite de SM le Roi Mohammed VI au Gabon, dernière étape de la tournée africaine du Souverain, a valeur de «stimulant fort» pour les opérateurs économiques dans leur quête d’être à la hauteur des ambitions du Royaume pour le rayonnement à l’échelle continentale, a souligné Abdelaziz Yaaqoubi, directeur général de l’Union gabonaise de banque (UGB, filiale d’Attijariwafa bank). M. Yaaqoubi a fait valoir que cette tournée sera l’occasion de «mettre en place un ensemble d’instruments juridiques qui permettraient de développer davantage ce que nous faisons aujourd’hui». Il a évoqué à cet égard l’opportunité qui s’offre de conclure des conventions dans des domaines aussi divers que la finance, la fiscalité et la libre circulation des capitaux et des personnes. «L’actuel cadre juridique nous permet de fonctionner et d’opérer des échanges, en plus de la création d’entreprises au Gabon et des flux d’import-export ou de capitaux, mais il peut être amélioré s’il y avait des accords de suppression des visas et des droits de douane et de simplification des procédures d’implantation des entreprises marocaines au Gabon et gabonaises au Maroc», a-t-il dit.

Une opportunité pour finaliser le projet de zone de libre-échange
L’attrait grandissant du marché gabonais pour les opérateurs marocains a permis de hisser ce jeune pays équatorial au rang de 2ème fournisseur du Royaume en Afrique subsaharienne et à la 10ème place parmi ses clients. La présence dans des secteurs névralgiques de groupes marocains, de l’envergure de Maroc Telecom et Attijariwafa bank, en est l’illustration.  Ainsi la République gabonaise continue de conforter sa place de destination privilégiée des investissements marocains à l’échelle continentale, en absorbant près de 20% du volume investi en Afrique subsaharienne. Le volume global des échanges avec le Maroc a, lui, enregistré une évolution annuelle d’à peine 2,16% sur les six dernières années, soit un peu en dessous de 100 millions de dollars/an d’échanges commerciaux en valeur.  Par ailleurs, la visite qu’entreprend SM le Roi Mohammed VI à Libreville constitue une opportunité de finaliser le très attendu projet de zone de libre-échange, censé s’étendre à l’avenir à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) dont le Gabon est membre.

Le secteur bancaire marocain dispose d’un des taux de pénétration les plus élevés en Afrique
«La majorité des compagnies marocaines devront continuer à diversifier leurs activités dans de nouveaux marchés africains», estime le cabinet international d’intelligence économique, Oxford Business Group (OBG). Notant les défis auxquels se trouve confronté le secteur bancaire marocain, le think-tank souligne que le Maroc dispose d’un des taux de pénétration les plus élevés en Afrique. Les banques œuvrent dans le sens du développement de produits pour les personnes à faible revenu, dans le but de renforcer davantage la pénétration bancaire, qui s’installe actuellement à 54% contre 24% seulement en 2002.  
Le rapport d’OBG revient, par ailleurs, sur le renforcement de la présence des banques marocaines dans plusieurs pays africains. Emboîtant le pas aux banques commerciales sud-africaines, les institutions financières marocaines ont acquis des avoirs à travers le continent, affirme le cabinet, relevant qu’en raison de cette ambitieuse expansion, les banques marocaines possèdent des branches dans plus de 20 pays africains.

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