Le gigantisme en panne

Incertitudes sur la station de Taghazout Argan Bay. A Agadir, entre spéculations et rumeurs, une question persiste : le groupe Dalla Baraka, principal bailleur de fonds de l’entreprise, ira-t-il jusqu’au bout de ses engagements ? Cette station importante, qui concentre 20% du plan Azur, compte au moins 35 hôtels totalisant 19 760 lits. Normalement, les travaux d’aménagement de la première phase étaient prévus pour démarrer ce dernier trimestre 2003, de manière à voir le premier hôtel fonctionnel en 2006. L’ensemble des hôtels devraient être livrés en 2012. Mais, pour que ce scénario se concrétise, le promoteur doit d’abord trouver les 180 millions de dollars nécessaires au financement de ce méga-projet qui devrait engendrer 20 000 emplois directs et 200 000 indirects. Ce projet médiatisé comportait un aspect peu évoqué : son impact sur l’environnement. Une grande partie de la forêt d’arganiers, spécificité de la région, était menacée. Dans les nombreux éloges consacrés à l’occasion, les voix des défenseurs de l’environnement ont à peine été entendues. Personne ne s’est offusquée par exemple du regroupement des pêcheurs dans un port, dit-on moderne, et des perturbations de l’éco-système qui résulterait de la future station. Autant de problèmes sur lesquels le projet Argan Bay a pu survivre. Reste l’obstacle majeur : boucler rapidement le volet investissement, clé du mystère.

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