Le glas sonne pour les séparatistes

Dans une impasse diplomatique sans précédent, les Nations-Unies viennent de faire le constat d’échec de leurs initiatives dans la perspective d’un règlement définitif de l’affaire du Sahara qui dure depuis plus d’un quart de siècle . une affaire tissée dès le premier jour par les voisins algériens, alors qu’ils étaient forts et dynamiques sur le plan diplomatique, pour des raisons liées aux rentes pétrolières énormes dont ils bénéficiaient.
Sans polémique aucune, il a y lieu de préciser que le Président Abdelaziz Bouteflika devrait se souvenir de «ses jours de gloire», lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères algériennes, comme il devrait se souvenir comment certains pays africains se sont mobilisés corps et âme en faveur des thèses de son pays. De surcroît, il pourrait nous raconter, à la lumière de ce qu’il a vu et vécu, comment un pays comme le Madagascar, qui est le pays africain le plus loin du Maroc, était le premier dans le Continent et dans le monde entier à reconnaître l’Etat fantomatique dit RASD.
M. Bouteflika pourrait aussi nous dire comment un mouvement inexistant sur le terrain de l’action armée de libération, contre les forces coloniales espagnoles, est devenu d’un jour à l’autre, en un laps de temps qui mériterait d’être inscrit dans le livre Guinness des records, s’est transformé en une véritable puissance militaire, avec des soldats entraînés dans des écoles militaires prestigieuses et de renommée internationale. Dans le même ordre, il pourrait révéler au monde d’aujourd’hui comment se produisaient, à l’époque, soit dans les années soixante-dix, les «mouvements populaires armés» et comment en plein Sahara, des combattants, dans la majorité étaient jeunes et de familles modestes, ont pu se munir de chars, de Napalms et de missiles antiaériens».
Monsieur le président algérien d’aujourd’hui pourrait même nous dire comment Mostapha El Wali, est décédés dit-on dans une embuscade banale, alors qu’il postulait le poste de chef d’Etat . Un Etat fantoche bien sûre.
Bref, tout cela relève de l’histoire. Mais comme dans tous les Etat qui ont des racines historiques, le retour au passé éclaircit les visions du présent et contribue à l’effort de baliser les pistes de l’avenir.
Mardi dernier dans un ton dit pessimiste mais réaliste, le secrétaire général des Nations Unies a menacé de mettre «un terme à ses efforts» pour trouver une issue à ce conflit.
Dans l’impossibilité de trouver une solution qui arrangerait les parties concernées, en l’occurrence le Maroc, l’Algérie et les séparatistes du Polisario, quatre propositions ont été présentées aux membres du Conseil de sécurité réuni, mardi 19 février 2002. La première consiste en une reprise des contacts entre les parties impliquées et la deuxième que le Conseil de sécurité se mette d’accord et impose une solution.
La troisième est une suggestion que les possibilités de parvenir, avant la fin de l’année, à un accord prévoyant le partage du territoire de l’ancienne colonie espagnole soient explorées. Dans la quatrième, enfin, Kofi. Annan suggère purement et simplement que les Nations unies se retirent, «reconnaissant qu’après plus de 11 ans (d’efforts) et près d’un demi-milliard de dollars (dépensés) elles ne parviendront pas à trouver une solution au problème» précité.
Bref, un constat d’échec qui intervient à un moment où le monde s’achemine théoriquement vers des solutions fondées sur la concertation et le règlement politique des conflits régionaux.
Dans cette perspective, le Premier ministre, Abderrahmane Youssoufi a réitéré, le jour même de la réunion du Conseil de sécurité, l’engagement du Maroc à « mettre en oeuvre une politique de régionalisation dans les régions sahariennes marocaines, en annonçant qu’il s’agirait « d’une première expérience dans la gestion des affaires publiques par les habitants des provinces du Sud ». Une position qui confirme l’accord du Maroc au plan-cadre de l’ONU qualifié de troisième voie.

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