Le «juste prix», pierre angulaire de Maroc Taswiq

A quel prix les produits concernés par «Maroc Taswiq» seraient commercialisés? Les considérations sociale et solidaire de cette initiative laisseraient entendre que ces prix devraient être abordables tout en garantissant des revenus nécessaires pour la continuité du projet. C’est dans cet objectif qu’une politique de «juste prix» sera adoptée. L’OCE aura à résoudre son équation de manière à ce que des revenus décents et stables soient garantis aux petits producteurs en fonction de leur savoir-faire et leurs efforts. La politique tarifaire appliquée sur les produits commercialisés dans les plates-formes de Maroc Taswiq devrait également assurer une rémunération suffisante pour les coopératives tout en maintenant l’attractivité des consommateurs, base essentielle pour le succès du projet. Le «juste prix» devrait donc faire en sorte que les consommateurs, qui acceptent de payer une différence de prix par rapport aux produits conventionnels dans un esprit de solidarité, aient en contrepartie une offre de qualité. A cela s’ajoutent des petites marges qui seront dégagées pour Maroc Taswiq et quelques uns de ses partenaires, afin de leur permettre de fonctionner et accomplir leurs missions auprès des coopératives.

Des certifications pour répondre aux exigences internationales
L’OCE mettra en œuvre et systématisera un plan d’accompagnement à la certification et de certification des productions des petits et moyens producteurs, ainsi que des infrastructures de valorisation, qui lui sont affiliés. A ce titre, il portera la responsabilité totale de la conformité permanente et de la traçabilité des productions et infrastructures aux processus exigés à travers la conception et l’application des certifications conformément aux exigences des grands marchés internationaux. Cette certification englobe les produits conventionnels, les produits biologiques, les produits du terroir, les indications géographiques stratégiques, les produits du commerce équitable et du commerce électronique, les infrastructures de valorisation dans lesquelles les produits précités sont traités et valorisés, ainsi que l’OCE en tant qu’exportateur. Ainsi trois types de certifications sont couverts. Il est question ici des certifications qualité exigées par les marchés internationaux notamment les certifications Global Gap, BRC, ISO et IFS. A cela s’ajoutent les certifications de valorisation et de développement ainsi que d’autres certifications qui seraient exigées de l’OCE  en tant qu’exportateur.

Qui finance quoi ?
La question qui se pose à ce niveau est certainement celle liée au financement d’un projet d’une telle ampleur. Pour ce qui est des certifications précitées, c’est l’Etat qui s’engage à mobiliser les moyens nécessaires. Par moyens nécessaires on entend pas moins de 10,6 millions DH sur la période 2001-2013. Qu’en est-il de l’équipement des magasins et de leur gestion, des réalisations des sites ainsi que le budget communication ?
Outre le budget Certification qui sera mobilisé à partir du budget du ministère du commerce extérieur, le Groupe OCE prendra en charge l’ensemble des autres charges d’investissement et de fonctionnement de ce projet.  Pour ce faire, cet organisme mobilisera un budget global de 3.353.480 DH. Cette somme sera répartie entre le budget d’investissement qui absorbera à lui seul la plus grande partie de la somme, quant au budget de fonctionnement, il ne dépassera pas 518.000 DH.

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