Le lait, une production en évolution

La consommation du lait au Maroc est presque de 50 litres par personne/an, soit 0,13 litre par jour, selon des statistiques réalisées en 2002 par le Centre ùarocain de production propre (CMPP). Cette étude avait également montré que la production du lait pasteurisé, du lait UHT et des yaourts couvre près de 80 % de la demande nationale. Une demande qui se fait encore plus importante au mois de Ramadan. En effet, cette année, le ménage moyen a consommé 21,6 litres de lait contre 15,1 litres en temps normal. Les Marocains ont donc consommé 6,5 % de lait de plus durant ce Ramadan.
En 1996, la moyenne de production n’atteignait pas les 600 kg par vache/an. Le manque de superficie, le morcellement des exploitations, l’absence de chaîne du froid, ou encore la faiblesse de la formation ont, depuis toujours, rendu difficile la promotion de la production laitière.  Une autre étude réalisée entre 1991 et 1996 par l’INRA sur les performances et les modalités de production du lait, a montré que la productivité laitière des vaches était fortement liée à l’apport annuel de concentrés qui leur sont destinés. Il a également été établi que la production est influencée par le climat du pays. Une démonstration qui montre l’importance du milieu d’élevage sur les performances des vaches à la production. C’est entre 1970 et 1985 que la consommation du lait a le plus augmenté. Elle a carrément doublé en ce laps de temps. Elle est passée de 990 millions de litres à 1860 millions. En fait, la consommation par habitant/an va stagner autour de 65 litres par le simple fait de la pression démographique. Par ailleurs la taxation aux frontières de la poudre de lait dès 1972 et la mise en place d’un dispositif d’aide à la production locale du lait, ont permis aux usines laitières de s’approvisionner sur place en lait cru. Le lancement du Plan laitier en 1975 avait également contribué à une meilleure production du lait. Ce plan était mis en place pour servir plusieurs objectifs, à savoir l’augmentation de la production, la transformation et la commercialisation du lait par l’introduction du bétail laitier performant, le renforcement de l’encadrement sanitaire du cheptel, l’installation d’un réseau de Centres de collecte de lait et la création d’unités de transformation.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *