Le manque de législation, cause majeure des accidents sur la route

Le manque de législation, cause majeure des accidents sur la route

«La législation est toujours mal appliquée». Une conclusion tirée du rapport de l’OMS sur la sécurité routière dans le monde.
La faille juridique est une urgence qui doit absolument être prise en considération. «Une volonté politique s’affirme au plus haut niveau pour garantir que la législation sur la sécurité routière soit adaptée et qu’elle soit strictement appliquée par tous», a déclaré Margaret Chan, directeur général de l’OMS. Or, seuls 28 pays, soit 7% de la population mondiale, possèdent une législation complète sur la conduite en état d’ébriété, vitesse et non-utilisation des casques pour motocyclistes, des ceintures de sécurité et des dispositifs de sécurité pour enfants. Le rapport de l’OMS indique dans ce sens que 39% de la population mondiale a limité la vitesse en agglomération à 50 km/h ou moins. De même, 89,66% de la population mondiale dispose d’une législation complète sur la conduite en état d’ébriété fixant le seuil d’alcoolémie à 0,05 g/dl ou moins. Par ailleurs, 77% de la population mondiale possède une législation sur le port du casque s’appliquant à tous les conducteurs quels que soient la nature de la voie et le type de circulation, et dispose d’une norme relative aux casques.
L’OMS indique, entre autres, que 111 pays possèdent une législation complète sur le port de la ceinture de sécurité qui s’applique à l’ensemble des occupants du véhicule et 96 pays disposent d’une législation sur les dispositifs de sécurité pour enfants.
En dépit de tous ces efforts, le nombre de décès imputables aux accidents de la route ne cesse d’augmenter dans le monde.
D’après le rapport, 59% des personnes tuées dans des accidents de la route ont entre 15 et 44 ans et 77% sont de sexe masculin. 27% des tués sur les routes sont des piétons et des cyclistes.
Dans certains pays, ce chiffre dépasse 75 %, ce qui reflète les décennies durant lesquelles les politiques de transport ont favorisé les engins motorisés et négligé les besoins de ces usagers de la route.
Géographiquement parlant, le risque de décéder des suites d’un accident de la route est plus élevé en Afrique où il y a 24,1 morts pour 100.000 habitants, conclut le rapport de l’OMS.

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