Le Maroc a tout à gagner avec Zapatero

Le Maroc a tout à gagner avec Zapatero

ALM Avez-vous félicité José Luis Zapatero, secrétaire général du PSOE et grand vainqueur des élections espagnoles?
Mohamed Elyazghi : Effectivement, j’ai envoyé, dès le lundi matin, un message de félicitation au secrétaire général du PSOE, José Luis Zapatero et au président de ce parti, Manuel Chavez. Il ne faut pas oublier que ce dernier a réalisé un score remarquable dans le fief du PSOE, l’Andalousie.
Depuis quand connaissez-vous José Luis Zapatero?
Je connais José Luis Zapatero depuis son élection au poste de secrétaire général du PSOE. Comme tout le monde se rappelle, il a effectué une visite au Maroc, au moment où la crise entre l’Espagne et notre pays avait atteint son paroxysme. A l’époque, l’USFP et le PSOE ont ratifié une convention de coopération entre les deux parties. Par ailleurs, j’ai eu l’occasion de discuter, longuement, avec José Luis Zapatero, lors de la dernière réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste qui s’est déroulée à Madrid, en février dernier. Cette rencontre avec Zapatero a été très fructueuse.
Quels sont les sentiments de Zapatero a l’égard du Maroc?
José Luis Zapatero est conscient de l’importance du Maroc dans la zone géographique du bassin Méditerranéen. Il compte instaurer une large coopération entre le Maroc et l’Espagne dans plusieurs domaines. C’est le cas de l’immigration et du Sahara. Mais Zapatero et le Parti socialiste espagnol partagent avec le Maroc la même vision concernant des affaires internationales, comme celle de la Palestine et de l’Irak. En somme, le Maroc, avec Zapatero et le PSOE, n’aura pas les problèmes qu’il avait avec le Parti populaire de José Maria Aznar. Le Maroc a tout à gagner avec José Luis Zapatero.
Qu’en est-il, plus précisément, de l’immigration?
Je suis certain que José Luis Zapatero considèrera le phénomène d’immigration des Marocains vers l’Espagne comme un facteur favorable. Quant au problème de l’immigration clandestine, les deux pays vont les régler grâce aux mécanismes sur lesquels ils se mettront d’accord. Le PSOE va interpréter les lois, adoptées par la droite, de manière large et il pourra même les modifier. C’est la raison qui me pousse à être confiant concernant le sort de nos compatriotes installés en Espagne.
Et l’affaire du Sahara?
Pour ce qui est du Sahara, nous sentons que le PSOE a adopté un grand changement d’attitude vis-à-vis de cette affaire. Il est fort probable que le fauteuil des Affaires étrangères soit occupé par Miguel Angel Moratinos. C’est un grand connaisseur du monde arabe, un homme qui aime particulièrement le Maroc. Moratinos a déclaré, plusieurs jours avant les élections, que le PSOE appuiera l’adoption d’une solution politique du Sahara.
Avez-vous invité José Luis Zapatero à venir au Maroc?
Vous savez, il y a une tradition politique en Espagne, qui veut que la première visite à l’étranger du Premier ministre espagnol soit effectuée au Maroc. C’est une tradition instaurée par l’ancien chef du gouvernement espagnol, Felipe Gonzales. José Luis Zapatero, pour sa part, m’a confirmé à Madrid, en marge de la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste, que lorsqu’il sera élu, sa première visite à l’étranger sera effectivement vers le Maroc.

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