Le Maroc co-préside l’initiative Mena-OCDE

Avec l’Espagne et la Belgique, le Maroc va présider durant trois années l’initiative Mena-OCDE. La cérémonie de passation de pouvoir entre l’Egypte et le Maroc a eu lieu hier, lundi 23 novembre, à Marrakech lors de la conférence ministérielle Mena-OCDE, entre Nizar Barak, ministre des Affaires économiques et générales, et Mahmoud Mohiedine, ministre égyptien de l’Investissement. En plus de présider cette initiative, le Maroc a signé son adhésion à la Déclaration de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique). «Le Maroc a connu une forte accélération économique portée principalement par la demande intérieure avec une croissance de 5% au cours de ces cinq dernières années. Maintenant, il est temps de passer à un niveau palier de croissance de 6%», a souligné M. Baraka. «L’adhésion à la Déclaration de l’OCDE va ainsi renforcer l’attractivité du Maroc en relevant toutes les entraves notamment d’ordre législatives.  Derrière cette signature, il y a toute une politique menée par le Souverain pour faire du pays une plate-forme d’investissement et d’exportation. Désormais, on peut dire qu’il y a une véritable feuille de route pour les investisseurs», a-t-il ajouté. La séance inaugurale de cette conférence ministérielle a été marquée aussi par la présence du Premier ministre Abbas El Fassi et du Prince Philippe de Belgique. «Nous sommes amenés à faire de cette manifestation une occasion pour élaborer des propositions pratiques pour renforcer la coopération entre nos pays en donnant la priorité aux entreprises et aux citoyens», a indiqué le Premier ministre. Le Prince Philippe de Belgique a fait savoir que «nos économies doivent être remises en marche, il y va de la prospérité de nos citoyens et de leurs perspectives d’emploi». «Nous pouvons noter certaines indications d’une reprise de la croissance, même si elles sont encore insuffisantes, notamment sur le plan de l’emploi, de l’investissement public-privé et du financement de nos entreprises.  Les effets de la crise se font encore sentir. Mais, la crise a également donné lieu à une prise de conscience du rôle crucial d’une bonne gouvernance», a noté le Prince Philippe de Belgique. Sur la même longueur d’onde, le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développementéconomique (OCDE),  Angel Gurria, a plaidé en faveur du renforcement des pratiques de la bonne gouvernance pour asseoir une économie d’équité.
Les travaux de cette conférence ministérielle seront clôturés par l’annonce de la Déclaration de Marrakech.  Ce document, qui devait être finalisé lundi en fin d’après-midi, rassemblera les recommandations en matière de politique régionale sur la gouvernance publique  et les investissements telles qu’approuvées par les collèges ministériels.

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