Le Maroc exige le recensement de la population de Tindouf

Le Maroc exige le recensement de la population de Tindouf

La détérioration préoccupante de la situation dans les camps de Tindouf remet sur le tapis la question du recensement de la population sahraouie séquestrée. L’ambassadeur du Royaume du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, Mohamed Loulichki, a attribué la responsabilité de ce blocage prémédité aux autorités algériennes. Intervenant lors de la 59ème session du Comité exécutif du programme du Haut commissariat aux réfugiés, lundi dernier au siège de l’Office de l’ONU à Genève, le diplomate marocain a appelé Alger à «renoncer à la politique d’obstruction et permettre au HCR d’avoir un accès direct aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf afin de recenser leur nombre et leurs besoins réels». Les autorités d’Alger, puisqu’elles sont à l’origine de ce blocage, gonflent exagérément le nombre des Sahraouis séquestrés. Les mêmes autorités avancent le chiffre de «158 000 Sahraouis», faisant fi des statistiques livrées par l’ONU elle-même. La Minurso a livré il y a quelque temps le chiffre officiel de 25 à 30 000 Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf. Mais ce n’est surtout pas de cette oreille que l’entend Alger, pas plus d’ailleurs que le Polisario. L’un et l’autre ont un intérêt inavoué à faire enfler le chiffre, il y va de la quantité des aides internationales qui débarquent rarement entre les mains des Sahraouis séquestrés. Le diplomate marocain n’a pas manqué de relever les détournements d’aides consenties par la communauté internationale au profit des Sahraouis séquestrés. « Le Haut commissariat aux réfugiés devrait renforcer sa présence sur le terrain et avoir un accès libre et total aux camps, non seulement pour évaluer les besoins réels des populations, mais également pour barrer la route à toute malversation et détournement de l’aide », a affirmé M. Loulichki, qui estime « essentiel dans ce contexte que le HCR dispose de statistiques réelles, fiables et exactes des bénéficiaires de toute assistance sur le terrain ». Une véritable aubaine pour les chefs de la sécurité algérienne et les notables du Polisario, qui ont bâti des fortunes colossales sur les ruines de civils sahraouis abandonnés à leur misère.

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