Le Maroc finalise des mesures de protection commerciale

Un projet de loi relatif aux mesures de protection commerciale a été adopté par la Chambre des conseillers mardi 6 juillet. Une mesure de protectionnisme qui intervient dans une période difficile que vit actuellement l’économie nationale. Une période marquée par un déséquilibre grandissant de la balance commerciale. C’est dans ce sens que Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, a appelé, mardi 6 juillet 2010, au conseil du CNCE, au traitement de la problématique du déséquilibre des comptes courants de la balance des paiements. Et ce, en réduisant la concentration des exportations sur des produits à faible valeur ajoutée ainsi que sur des marchés à potentiel de croissance limitée. à cette occasion, M. Jouahri a souligné la détermination de Bank Al-Maghrib de contribuer à la préservation des conditions nécessaires pour une meilleure insertion de l’économie marocaine dans son environnement mondial et à répondre aux enjeux liés aux mutations de l’après-crise. En fin de journée, la Chambre des conseillers a adopté à l’unanimité, un projet de loi relatif aux mesures de protection commerciale. Dans sa présentation dudit projet de loi, Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur, a mis en exergue les objectifs de ce texte. Dans ce sens, le ministre a souligné que le projet a pour finalité d’asseoir les règles d’application des mécanismes de la protection commerciale en vue d’organisewr les importations. Ceci sera réalisable en éliminant les dysfonctionnements dus à leur libéralisation accrue, indique le ministre. En effet, ces mécanismes concernent les mesures «antidumping» en cas d’importation de produits à des prix très bas de nature à porter atteinte à la production nationale, les mesures compensatoires contre les importations ayant bénéficié de subventions et les mesures de sauvegarde des produits faisant l’objet d’importation massive. Selon M. Maâzouz, les premier et deuxième mécanismes seront appliqués en cas d’importation s’inscrivant dans le cadre de la concurrence déloyale, au moment où le troisième mécanisme concerne la lutte contre les importations massives dans le cadre de la concurrence loyale. Et de poursuivre que, ces mécanismes s’appliquent en cas d’existence de dumping de subventions, d’accroissement massif des importations ou d’une menace pouvant nuire à la production nationale. Par ailleurs, M. Maâzouz a rappelé que le Maroc a adhéré au processus de libéralisation du commerce particulièrement en raison de la réduction des droits de douane et dans le cadre des engagements qu’il a pris au titre des accords de libre-échange et des négociations multipartites au sein de l’Organisation mondiale du commerce. A noter que la balance commerciale s’est creusée de 17,3% au titre des cinq premiers mois de l’année en cours, enregistrant ainsi un déficit de près de 41,195 milliards DH au niveau des biens et services. Selon les récents indicateurs de l’Office des changes, les importations au titre des biens et services se sont établies à 131,803 milliards DH à fin mai 2010 au moment où les exportations ont atteint les 90,608 milliards DH durant la même période.

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