Le Maroc, plate-forme internationale d’échange

Un premier forum de l’investissement asiatique au Maroc est organisé ces 15 et 16 mars à Rabat par la  Fondation diplomatique, structure qui regroupe les légations étrangères dans le Royaume. La manifestation qui vise à  dégager des recommandations de nature à assurer le développement  du pays dans ses interactions avec l’Asie- nouveau pôle de la croissance mondiale-, se déroule en présence de délégations de plus de 30 pays.  Selon ses organisateurs, cette réunion  est dictée par le fait que «nous vivons dans une période de transition où les progrès techniques, la mondialisation et le développement vertigineux du continent asiatique ouvrent  des perspectives prometteuses, mais nécessitent une maîtrise des moyens pour s’y engager et une connaissance de toutes les possibilités et implications pour mieux en profiter». Ces objectifs ont été mis en avant par les  premiers intervenants au forum qui ont souligné la volonté du Maroc  de se positionner en une plate-forme commerciale et industrielle en direction de l’Asie, du reste des pays du continent africain, de l’Amérique  et de l’Europe. Les ministres qui ont pris part aux premiers travaux  ont réaffirmé cette volonté en rappelant les hautes directives royales concernant l’ouverture à l’international et notamment en direction de l’Asie. Le ministre délégué aux affaires étrangères  qui a déclaré  que les relations diplomatiques avec certains pays participants datent de plus de 50 ans a  également dit les enjeux du nouveau partenariat que le forum  vise à définir.
Youssef Amrani a mis en exergue les atouts du Maroc en tant que plate-forme d’échanges  en relation directe avec les plus grandes aires de consommation.  Le Royaume qui fait partie d’un marché de quelque 200 millions de consommateurs – la zone Mena-  a en outre signé des accords de libre-échange avec une cinquantaine de pays  des cinq continents, a-t-il précisé. Il a également consenti  à l’investissement public une enveloppe budgétaire de 188 millions de dirhams, a-t-il ajouté avant d’inviter à définir le cadre juridique de la nouvelle donne avec l’Asie et d’encourager les opérateurs des deux parties à multiplier leurs contacts. Le partenariat rénové est une opportunité de croissance pour les deux parties, a-t-il conclu.
Le ministre de l’économie et des finances a pour sa part estimé que les échanges  entre le Maroc et les pays d’Asie sont en deçà des potentialités et  que le temps est venu de les impulser de manière à être plus en adéquation avec la nouvelle «géographie de la croissance mondiale et de la nouvelle division internationale du travail». Nizar Baraka a déclaré que le Royaume s’est préparé à son nouveau rôle  en modernisant  son système politique en direction d’une meilleure  gouvernance  soucieuse de démocratie et  de respect des libertés. Il a rappelé que le programme du gouvernement repose sur la volonté d’accélérer la croissance, sur la bonne gouvernance, sur la transparence de la réglementation et sur l’encouragement de l’investissement. Il a estimé que l’ouverture permanente du Maroc à l’international ainsi que ses potentialités le rendent apte à servir de plate-forme aux échanges en provenance d’Asie et  le désignent à être une aire d’accueil  des investissements étrangers.

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