Le Maroc se prépare à la vaccination

Alors que 134 cas de grippe A/H1N1 ont été confirmés au Maroc, le ministère de la Santé prépare un plan de vaccination. «Le ministère de la Santé est en train d’élaborer un dispositif de vaccination contre la grippe A/H1N1. Ce plan comporte plusieurs mesures portant notamment sur le renforcement des moyens humains, la mise en place des équipements et des moyens de traitements», affirme Dr Omar El Menzhi, directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé. Et d’ajouter : «Nous sommes prêts à vacciner les personnes dès la livraison des vaccins. La vaccination est possible à partir du le 15 octobre. Mais rien n’a encore été décidé, tout dépendra de l’arrivage des vaccins». S’agissant des populations prioritaires, M. Menzhi précise qu’«un comité d’expert travaille actuellement sur la définition des personnes pour qui la vaccination sera offerte en priorité». Les femmes enceintes, les personnes fragiles ou souffrant de maladies chroniques, les personnels de santé devraient être les premiers concernés. Mais il faudra attendre l’avis du comité pour être fixé. A noter que les commandes de vaccins du ministère de la Santé dépassent celles prévues initialement. Sans donner de précisions sur le chiffre exact, M.Menzhi souligne toutefois que «plus de 6 millions de doses ont déjà été commandées». Si le plan français de vaccination se heurte à certaines contraintes dont la traçabilité, il semble que ce ne sera pas le cas pour le Royaume. «Chaque année, 1 à 2 millions de personnes se font vacciner contre la grippe saisonnière. Contrairement à la France, nous avons un dispositif qui est déjà en place.Il suffira d’adapter l’organisation», note M. Menzhi. La vaccination contre le virus de la grippe A/H1N1 se fera en deux doses à trois semaines au minimum d’intervalle pour la grande majorité de la population. Ces doses devront provenir du même laboratoire. «Les deux injections ne sont pas obligatoires.Certaines personnes n’auront besoin que d’une seule injection. Au cas où les doses ne proviennent pas du même fabricant, des effets indésirables peuvent être engendrés. Comme tout médicament, un vaccin comporte des effets secondaires», précise M. Menzhi. Se pose alors la question de l’innocuité du vaccin. L’urgence pandémique contraint les laboratoires à recourir à des procédures accélérées pour mettre sur le marché des vaccins qui ne sont pas complètement testés. Dans une note d’information sur l’innocuité des vaccins contre la grippe pandémique, l’OMS avait rappelé que «les procédures mises en place pour l’homologation de ces vaccins, y compris celles pour accélérer les autorisations réglementaires (fast track), sont rigoureuses et ne remettent en cause ni leur innocuité, ni les contrôles de qualité». A noter que des effets indésirables peuvent ne pas apparaître lors des tests et surgir lors d’une vaccination à grande échelle. Sur ce point précis, l’OMS a confirmé qu’«une véritable réaction indésirable, dont le vaccin est directement responsable, peut aussi arriver, mais il est impossible de la prévoir». Par conséquent, l’OMS recommande à tous les pays qui administreront les vaccins contre la grippe A/H1N1 de surveiller leur innocuité et leur efficacité.

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