Le ministère du transport et le défi de la libéralisation

La libéralisation de l’espace aérien exige non seulement la mise en place d’un échéancier pour l’ouverture du ciel du Royaume, mais aussi une révision des statuts de l’ONDA et de la Direction de l’aviation civile (DAC).
Ces deux entités rattachées au ministère de l’équipement et du transport seront, en effet, amenées à absorber, à partir de 2004, l’explosion prévisible de l’activité entraînée par libéralisation. Cette croissance sera enregistrée au niveau du nombre des passagers et du trafic aérien des avions. «Nos systèmes de sécurité ont été audités par des organismes de l’aviation civile américaine, européenne et mondiale.
Les résultats sont probants sur la qualité et le niveau de notre sécurité», précise, sur un ton confiant, une source du ministère de l’équipement et du Transport qui a requis l’anonymat.
En revanche, sur le plan des ressources humaines et des moyens financiers mis à la disposition de ces deux organismes, une révision à la hausse de leurs budgets s’impose, revendiquent les professionnels. Une telle mesure permettrait de les doter suffisamment de contrôleurs aériens et d’électroniciens afin de jouer le rôle de régulateur impartial du secteur de l’aérien. Pour ce qui est de la capacité d’accueil des aéroports, la libéralisation ne risque pas d’affecter ce paramètre. Actuellement, les aéroports marocains disposent d’une capacité d’accueil de 12 millions de personnes. D’ici 2010, cette capacité atteindra le niveau de 17 millions de passagers. « Au contraire, les aéroports sont sous-exploités», ajoute le responsable du ministère du transport. A titre indicatif, l’aéroport de la ville d’Agadir accueille 900 mille passagers alors que sa capacité annuelle est supérieure à trois millions.
Selon les pronostics de la vision 2010, le Royaume prévoit de drainer dix millions de touristes. Sur le plan des avions, le Maroc est censé disposer d’une flotte aérienne de 90 avions pour pouvoir réussir ce challenge. Or, la flotte de la RAM se compose actuellement de 30 avions qui arrivent à couvrir une demande annuelle de plus de deux millions de touristes. Seule la libéralisation est en mesure de permettre de pallier ce déficit, s’accorde à dire les professionnels.
A rappeler que l’office National des Aéroports (ONDA) a été créé en 1990. Il gère un réseau d’une vingtaine d’aéroports et un système de navigation aérienne qui couvre la totalité du territoire et de l’espace aérien marocain.
Cet établissement public à caractère industriel et commercial a pour mission : la gestion, l’exploitation et le développement des aéroports. L’ONDA veille également à la garantie de la sécurité de la navigation dans l’espace aérien national.

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