Le ministre des Finances s’engage à introduire des mesures pour stabiliser le prix de l’immobilier

Le ministre des Finances s’engage à introduire des mesures pour stabiliser le prix de l’immobilier

Une lueur d’espoir plane sur l’horizon des prix de l’immobilier. Un attirail de mesures est prévu dans l’objectif de stabiliser les prix dans le secteur.
Depuis le temps que les prix du mètre carré vont en s’amplifiant, aujourd’hui, cela fait partie des questions épineuses soulevées au Parlement.
D’ailleurs Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances a justement réagi à une question orale à la Chambre des conseillers sur la spéculation immobilière, en déclarant que les pouvoirs publics prendront les mesures nécessaires pour stabiliser les prix.
Il s’agit, selon M. Mezouar de mobiliser les terrains vagues à l’intérieur et à l’extérieur des périmètres urbains. Comment? D’après le ministre de l’Economie et des Finances, l’équation est possible, principalement, par l’activation de la taxe sur les terrains non bâtis. Il sera également question de l’élargissement de l’assiette de ces terrains et leur valorisation. Autre aspect, juridique cette fois. Il s’agit de la mise en œuvre du Code de commercialisation du produit public. 
Une série de mesures optimistes certes, mais qui n’enchantent pas tous les concernés. Miloud Chaâbi, président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), se montre sceptique quant à l’efficacité de la taxe sur les terrains non bâtis. «Cette taxe n’est pas récente. Depuis sa mise en œuvre, elle n’avait pas donné de résultats. Comment pourrait-elle apporter ses fruits à présent?».
En ce sens que pour la FNPI, ces nouvelles mesures nécessitent une profonde analyse et impliquent la prise en considération de plusieurs questions.
Grosso modo : la mobilisation des terrains vagues est la bienvenue pour les promoteurs immobiliers. Bémol : Miloud Chaâbi revient sur un aspect qu’il a très souvent revendiqué. «L’essentiel, c’est que l’Etat doit revoir la procédure sur laquelle se base le cadre de la cession de ses terrains aux particuliers». Pour le président de la FNPI, l’Etat doit céder ses terrains au mieux-disant.
«Lorsque l’Etat accorde ses terrains à un seul ou deux promoteurs, il en découle le monopole de ces opérateurs sur le marché de l’immobilier. D’où la hausse phénoménale des prix, car chaque promoteur spécule pour pouvoir tirer la plus grande marge possible».  Sur un autre volet, l’intervention de Salaheddine Mezouar a également porté sur le mécanisme mis en place par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux. Selon M. Mezouar, la mise en place de ce mécanisme n’a pas impacté la flambée des prix qu’il s’agisse du secteur de l’immobilier ou même d’un autre secteur, et l’évolution des prix dépend d’autres facteurs économiques et financiers propres à chaque secteur.
Il faut souligner, aussi, que la hausse des prix de l’immobilier ne trouve pas son origine, uniquement, dans la rareté du foncier. Entre autres raisons, les promoteurs immobiliers invoquent également la hausse des prix des matériaux de construction en tant que dopants aux prix de vente.  Et sur ce volet, aussi, Abdeslam Al Mesbahi, secrétaire d’Etat chargé du Développement territorial, a indiqué lors de la même séance à la Chambre des conseillers, que le gouvernement travaille sur un ensemble de solutions à même de stopper la hausse des prix des matériaux de construction. M.Mesbahi a annoncé le prochain renforcement des unités de production existantes et la création de nouvelles unités de  production dans les villes de Meknès, de Settat, de
Benahmed et de Fqih Ben Saleh. En outre, le gouvernement vise à encourager l’adoption de nouvelles techniques dans la construction en vue de baisser le coût de revient. Et d’ajouter que la flambée des prix des matériaux de construction est, entre autres, le fruit de l’essor qualitatif et quantitatif que connaît le secteur du BTP.

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