Le Mouvement populaire considère que les atermoiements de l’USFP retardent la constitution du gouvernement

Le Mouvement populaire considère que les atermoiements de l’USFP retardent la constitution du gouvernement

L’Union socialiste des forces populaires (USFP) est accusée de bloquer les négociations.  Selon un membre dirigeant du Mouvement populaire c’est l’USFP qui empêcherait les négociations d’arriver à terme. «Ils continuent (NDLR les dirigeants de l’USFP) de s’accrocher au 5ème poste ministériel et à la présidence du Parlement», affirme Essaïd Ameskane, porte-parole du MP. Or, martèle M. Ameskane, la règle démocratique veut que la présidence du gouvernement revienne au premier parti en termes de sièges et le perchoir au second parti, soit au MP. Selon M.Ameskane, les négociations risquent de traîner encore. Mais, assure-t-il, «ce que j’espère c’est qu’elles finissent le plus vite possible. Car, beaucoup de choses nous attendent». M. Ameskane fait notamment allusion à la déclaration gouvernementale qui devrait être discutée et votée ainsi que la loi de Finances dont l’adoption est des plus urgentes. «Nous sommes obligés de nous mettre au travail», conclut-il. Toutefois, si au niveau du MP l’on soutient que les négociations bloquent, il en est autrement chez les dirigeants du PPS. «Il y a certes des difficultés sérieuses, mais sûrement pas insurmontables», affirme Khalid Naciri, membre dirigeant du parti et l’un des deux candidats, avec le ministre sortant Nabil Benabdallah, à la tête du département de la Communication. «Je pense qu’il ne faut pas survaloriser ces difficultés», affirme-t-il. La constitution d’un gouvernement a toujours été estime-t-il, un «processus collectif et complexe». La situation n’est pas bloquée, mais «personne ne peut imposer son opinion», tranche-t-il. Pour ce qui est de soutenir la candidature de l’USFP à la présidence du Parlement, M. Naciri affirme : «nous en parlerons au niveau de la Koutla». Le PPS appelle en ce sens à une réunion de la Koutla «dans les meilleurs délais» pour discuter de ce point et d’autres. «Nous resterons solidaires avec nos alliés, mais notre solidarité ne veut pas dire non plus que nous n’allons pas débattre de la situation», nuance M.Naciri. Pour l’heure, selon l’architecture du gouvernement arrêtée à  ce stade des négociations, le PPS se voit accorder deux sièges, l’Education nationale, département pour lequel il propose les noms de Moulay Ismaïl Alaoui et Tayeb Chkili et la Communication. Le parti se contente de ces deux postes tant que cette architecture est maintenue. «C’est notre manière de contribuer à aplanir ces difficultés», affirme M. Naciri. Si les autres alliés du PI se voient accorder un cinquième poste, le PPS exigera un troisième poste pour s’allier sur  le nouveau quota.
À rappeler que tout le long de la semaine passée, le MP s’est montré particulièrement intransigeant aussi bien en ce qui concerne le nombre de sièges auxquels il estime qu’il a droit que pour ce qui est de la présidence du Parlement.Le Mouvement populaire, fort de sa deuxième position dans l’alliance appelée à constituer le nouveau gouvernement, réclame le perchoir ainsi qu’un cinquième poste ministériel. «Nous sommes quand même le deuxième parti politique du pays et nous n’allons pas nous contenter du même nombre de postes que celui accordé aux partis classés dans la quatrième ou la cinquième position», a déclaré à ALM Essaïd Ameskane. «Nous demandons qu’il y ait une certaine nuance et différenciation par rapport aux autres partis», a-t-il ajouté. Toutefois, s’il est une question qui semble sur la voie d’être tranchée pour le MP, c’est celle de l’identité du futur président du Parlement. «Nous avons l’accord du parti de l’Istiqlal et celui du RNI», affirme M. Ameskane. Et d’ajouter que, cependant, «rien n’est encore définitif». Selon les dirigeants du MP, l’usfpéiste Abdelouahed Radi semble hors de course, aime-t-on à assurer auprès du MP. «La place de son parti, l’USFP, sur l’échiquier politique ne lui permet pas de rempiler», affirme M. Ameskane qui estime que «tout le monde est aujourd’hui conscient qu’il faudrait contenter M. Radi par un poste ministériel ou autre».

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