Le mystère des cadavres découpés

C’est un crime abominable qui a été perpétré à Casablanca au petit matin du samedi 25 janvier. Le cadavre fut jeté dans la décharge de Médiouna. Les gendarmes qui se sont déplacés immédiatement sur les lieus, après avoir été avisés par un citoyen, n’ont pas pu réprimer un haut-le-coeur, tellement le spectacle offert à leurs yeux est horrible : un corps découpé en 8 morceaux enveloppés dans plusieurs sacs en plastique. Comment a-t-on pu s’acharner de manière aussi sauvage sur un être humain et aller jusqu’à le mettre en pièces ? C’est la question qui taraude les enquêteurs.
La victime sera identifiée le lendemain grâce à l’appui d’une équipe de la police scientifique. Il s’agit de Ahmed Belyouth, 35 ans, employé dans une entreprise de la place casablancaise. Le commanditaire de cet assassinat a été arrêté et interrogé : une femme du nom de Malika. Cette “Chikha“, placée en garde-à-vue, vivait en concubinage avec ce jeune homme pendant plusieurs années. Il semble qu’elle a organisé la liquidation physique de son compagnon chez elle dans le quartier Sbata parce que celui-ci voulait se marier avec une autre femme. C’est ce que pensent les gendarmes même si l’accusée s’est évertuée à donner une autre version des faits selon laquelle la victime ne lui aurait pas remboursé une somme d’argent qu’elle lui a prêtée…Peu convaincant.
Les assassins, au nombre de deux, sont toujours en fuite ainsi que l’intermédiaire qui a présenté ces bouchers à gage à cette dame diabolique. Celle-ci, imperturbable, ne regrette pas d’avoir attenté sauvagement à la vie de son copain. Pour elle, la victime n’a eu que ce qu’elle méritait. “ “C’est ahurissant. Nous avons eu affaire à travers cette femme à un milieu évoluant dans le stupre et la prostitution. Un milieu qui vit en marge de la société et qui au moindre problème se fait justice lui-même allant jusqu’à supprimer, sans état d’âme aucun, un individu devenu gênant“, explique une source proche du dossier.
Les enquêteurs sont convaincus qu’ils sont en présence d’un fait divers d’un autre type. Pas banal du tout. À leurs yeux, les exécutants de cette horrible besogne sont des professionnels qui sévissent sans pitié. Ces derniers seraient-ils aussi les auteurs de trois crimes semblables commis au cours des derniers mois (trois cadavres de femmes eux aussi retrouvés découpés à Casablanca) jamais élucidés par la police ? À défaut de preuves irréfutables, les gendarmes pensent qu’il pourrait s’agir de la même bande de criminels…
À la faveur du crime de Médiouna, la police et la gendarmerie de Casablanca travaillent en étroite collaboration pour arrêter les assassins du jeune homme qui pourraient être ceux des trois jeunes dames.

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