Le PAM poursuit Chabat en justice

La session ordinaire de février du Conseil de la ville de Fès a pris un tournant inattendu. Suite à des événements qui ont émaillé le déroulement de la session, tenue mercredi 17 février, les élus du Parti Authenticité et Modernité (PAM) au Conseil ont intenté, jeudi 18 février, un procès contre le président de la Commune urbaine de Fès et membre du comité exécutif du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat. C’est ce qu’a affirmé à ALM Farid Amghar, coordonateur régional du PAM à Fès et membre du conseil national du parti. Selon l’agence de presse MAP, la session ordinaire de février du Conseil de la ville de Fès s’est déroulée dans un climat houleux, marqué par l’échange d’invectives entre la majorité, conduite par le parti de l’Istiqlal, et des conseillers communaux du PAM. M. Amghar avait déclaré, mercredi, lors d’un point de presse tenu à Fès, l’intention des conseillers du PAM de poursuivre le dirigeant du parti de l’Istiqlal. La démarche des élus du PAM se justifie, selon M. Amghar, par «l’agression de deux militants du parti» et le «caractère illégal» de certains points inscrits à l’ordre du jour de la session ordinaire de février, tenue mercredi. M. Amghar a dénoncé l’agression par «des sympathisants du parti de l’Istiqlal de deux militants du PAM, dont l’un d’entre eux est hospitalisé dans une clinique privée à Fès». Le membre du conseil national du PAM a indiqué, en outre, que l’ordre du jour de la session contenait plusieurs points ne relevant pas des prérogatives du Conseil de la ville, notamment, la fermeture des lieux de consommation du narguilé, des jeux du hasard et de vente de boissons alcoolisées, ainsi que des boîtes de nuit. Selon M. Amghar, ces points ont été inscrits à l’ordre du jour pour «jeter des fleurs» aux élus du PJD, qui furent, selon lui, un temps «les ardents opposants de Chabat». Dans un entretien accordé à ALM, Hamid Chabat a balayé, pour sa part, d’un revers de la main les affirmations et les arguments des conseillers du PAM (voir entretien ci-dessous). Le coordonateur du PAM à Fès a, par ailleurs, cité «certaines incohérences dans le compte administratif présenté, le jour même de la session, à l’attention des membres du conseil». M. Amghar a indiqué que plusieurs jours avant la date de la session, les militants du PAM ont subi les plus horribles formes d’harcèlement pour les dissuader de participer aux travaux de la session.
Il a tenu à souligner que «le Parti Authenticité et Modernité n’a aucun problème avec le parti de l’Istiqlal, mais avec des gens qui n’honorent pas le parti de la balance et la politique en général». L’affaire promet de nouveaux rebondissements

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