Le patron des Socialistes espagnols corrige les fautes d’Aznar

Le secrétaire général du parti socialiste ouvrier espagnol, Rodriguez Zapatero, effectue à partir d’aujourd’hui une visite de 48 heures au Maroc. Le chef de l’opposition espagnole arrive dans notre pays suite à une invitation de Abderrahmane Youssoufi, Premier secrétaire de l’USFP. Cette visite est la première du genre d’un responsable espagnol depuis le 28 octobre, date de rappel de l’ambassadeur marocain à Madrid, Abdessalem Baraka. M. Zapatero et la délégation qui l’accompagne aura deux séances de travail avec les dirigeants de l’USFP avant d’avoir des discussions avec certains responsables marocains. Mais le point culminant de cette visite sera incontestablement l’audience royale qui sera accordée par SA Majesté le Roi au chef du PSOE. Cette rencontre avec le Souverain constitue un bonus pour les responsables de l’USFP. Les dirigeants socialistes ayant réussi à faire venir le chef de l’opposition dans une période où l’Espagne déploie toutes ses énergies pour faire monter la tension entre les deux pays. D’autant plus que les gouvernants ibériques essayent par tous les moyens de faire capoter cette rencontre royale avec le chef de l’opposition. Ce qui relève du comportement puéril et de l’acharnement aveugle et stupide. Car SA Majesté le Roi est souverain dans son pays pour recevoir la personnalité qu’il veut quand il veut. D’autant plus qu’il s’agit d’un homme comme Rodriguez Zapareto qui assume le courage de ses actes et défend les principes de l’amitié maroco-espagnole. Il paraît que c’est une grande erreur, voire une faute grave taxée de déloyauté de l’autre rive de la Méditerranée. En effet, la visite du chef du PSOE suscite de vives critiques de la part du gouvernement de José Maria Aznar. Or, selon des sources proches du parti socialiste, M Zapatero est venu au Maroc pour essayer d’apaiser la tension entre les deux pays. Est ce à dire que le gouvernement espagnol préfère ceux qui attisent le feu à celui qui veut calmer les esprits. Le secrétaire général du PSOE a répondu à cette hystérie collective du gouvernement et du parti populaire par la sérénité de la raison et non pas de la déraison : «Ma volonté n’est pas d’emmêler mais au contraire de démêler les difficiles relations hispano-marocaines.» Or, et sans vouloir copier le suivisme chauviniste de la presse espagnole curieusement télécommandée par le pouvoir, toutes les difficultés des relations marocaines proviennent du gouvernement espagnol. Ce dernier par ses prises de position intempestives, par ses pressions répétitives et par son hostilité aux causes sacrées du Maroc, essaye d’imposer sa tutelle sur notre pays. Les dirigeants espagnols croient-ils vraiment que l’ère de la colonisation n’est pas encore révolue? Ou sont-ils toujours taraudés par la « honte » qu’ils ont ressentie après que la glorieuse Marche Verte les a chassés du Sahara marocain ? La presse espagnole relayée par certains journalistes marocains en mal de notoriété, a même essayé d’exporter au Maroc le modèle de monarchie espagnole. Or, à ce que l’on sache, après la fin de l’ère Franco, le Maroc n’a pas essayé d’imposer le système de sa monarchie dans la péninsule Ibérique. À moins que les Espagnols ne se considèrent toujours comme des conquistadors pour vouloir imposer leur tutelle sur le Maroc. Ils l’ont appris à leurs dépens quand ils ont cru qu’ils pouvaient profiter de la période de succession après le décès de Feu SA Majesté Hassan II. Mais son digne successeur, SM Le Roi Mohammed VI avec la fermeté d’un souverain qui gouverne leur a démontré qu’ils se trompent sur toute la ligne. La réaction du Maroc et des Marocains est aussi violente que les multiples provocations des Espagnols à l’encontre de notre pays. Il s’avère maintenant qu’en plus du soutien politique aux Polisariens, le gouvernement d’Aznar, donc l’Etat espagnol, soutient financièrement les bourreaux de Tindouf. Les Espagnols jouent à un jeu dangereux de pression stupide dans le but d’en tirer les plus grands profits tant au niveau méditerranée qu’au niveau de l’Union européenne. Sur le dossier de la pêche, l’Espagne n’a plus à soutirer des subsides pour ses pêcheurs car les années roses de l’union Européenne sont révolues. Quant au problème de l’immigration clandestine, notre voisin ne fait que compter les morts et n’a jamais réalisé le système de surveillance qu’il a promis d’installer sur les cotes marocaines. Le Sahara restera à jamais marocain, Sebta et Mellila le redeviendront irrémédiablement. Que reste-t-il à l’Espagne pour sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont engouffrés ? Venir discuter avec le Maroc sans préalable, ni pression. C’est la condition sine qua none pour que le Maroc puisse avoir des relations normales avec l’Espagne.

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