Le PIB agricole a progressé de 30% entre 2005 et 2009

La production céréalière de l’actuelle campagne agricole devrait atteindre environ 80 millions qx, a annoncé Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, dans son intervention lors de l’ouverture des 3èmes Assises de l’agriculture, tenues, mardi 27 avril à Meknès. Lors de ces Assises qui ont réuni des ministres et plusieurs personnalités nationales et internationales, M. Akhannouch a présenté le bilan de l’année agricole 2009 et les perspectives de l’année 2010. «Ce résultat positif a été enregistré grâce à une forte mobilisation de nos agriculteurs et favorisé par une pluviométrie importante, une dynamique d’investissement soutenue et une poursuite et accélération des réformes structurelles», a indiqué M. Akhannouch. Selon le ministre, les indicateurs sectoriels ont marqué une forte hausse ces dernières années. La production agricole s’est élevée à 32 millions de tonnes en 2009, en hausse de 37 % par rapport à 2005. La production des olives a enregistré un record en 2009, soit 1,5 million de tonnes. Quant à la production des agrumes, elle a enregistré 1,4 million de tonnes, soit une hausse de 15%. En ce qui concerne le PIB agricole, il a enregistré, quant à lui, 115 milliards de dirhams en 2009 contre 90 milliards dirhams en 2005, soit une augmentation de 30%. Cette production importante est due à d’autres facteurs favorables. «L’année 2009 a connu une utilisation exceptionnelle des intrants et machines agricoles et la mise en œuvre des réformes structurelles critiques à travers la réorganisation du ministère de l’Agriculture avec plus de proximité décisionnelle dans les régions et la création de l’Agence de développement des zones oasiennes et de l’arganier», a ajouté M. Akhannouch. Par ailleurs, le Produit intérieur brut agricole (PIBA) a atteint 115 milliards de dirhams en 2009, soit une augmentation de 30 % par rapport à 2005, une année de référence pour le secteur agricole. Côté perspectives, le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime annonce la poursuite des réformes structurelles, le renforcement du soutien à l’investissement, la refonte du fonds de développement agricole et le maintien de la dynamique d’investissement à travers la mobilisation du foncier. Et ce en plus de la mise en place d’un programme ambitieux qui vise  la valorisation des produits biologiques et du terroir et un programme d’irrigation avec deux mots d’ordre: productivité et durabilité. Dans ce cadre, quatre conventions, un contrat-programme et un protocole d’accord relatifs au développement du secteur agricole et à la promotion des filières de production ont été signés à cette occasion. La première convention est relative à l’accompagnement bancaire des petits et moyens producteurs dans le cadre de projets d’agrégation et ceux relevant du Pilier II du Plan Maroc Vert, portant sur la mise à niveau solidaire du tissu des acteurs. Pour la 2ème convention, elle scelle un partenariat pour un accompagnement bancaire du Plan Maroc Vert, à travers la définition des offres adaptées aux projets agricoles. La 3ème convention porte sur la valorisation du projet Agropolis de Meknès. Il a été procédé également à la signature d’une convention-cadre d’accompagnement de la mise en place d’un partenariat public-privé, d’un montant de 1,9 million de dollars, pour le développement et la gestion d’infrastructure de dessalement d’eau de mer et d’irrigation du périmètre de Chtouka. Cette convention de partenariat, signée entre les ministères de l’Economie et des Finances et de l’Agriculture et de la Pêche maritime et la Société financière internationale (SFI), prévoit l’engagement de la société financière, filiale de la Banque mondiale, chargée du secteur privé, à établir un partenariat public-privé pour assurer le développement d’infrastructures d’irrigation, y compris une usine de dessalement d’eau de mer, dans la zone maraîchère de Chtouka dans la région de Souss-Massa. Outre ces quatre conventions, il a été procédé également à la signature d’un contrat-programme entre le gouvernement et les professionnels du secteur relatif au développement de la filière dattière, pour une enveloppe de 7,6 milliards de dirhams. Les deux parties s’engagent ainsi à mettre en place un programme de mise à niveau de la filière dattière, à travers le développement des capacités nationales de production de souches et de vitroplants de palmier dattier, de la production et de la qualité, selon un modèle intégré en préservant les ressources naturelles des palmeraies, de la valorisation forte et pérenne de cette culture et de l’amélioration des conditions de production. Un autre protocole d’accord a été signé cette fois-ci avec «Coca-Cola Export Corporation Moroccan Branch», qui s’engage ainsi à accorder un appui financier de 10 millions de dirhams, destiné à la réalisation de projets intégrés du Pilier II du Plan Maroc Vert comprenant les composantes eau d’irrigation, plantation et valorisation de produits agricoles.


Mise en œuvre des réformes structurelles en 2009

Cadre institutionnel
• Réorganisation du ministère de l’Agriculture avec
plus de proximité décisionnelle dans les régions
• Création de l’ADA en un temps record
• Mise en place de l’ONSSA pour la sécurité sanitaire des aliments
• Création de l’Agence de développement des zones oasiennes et de l’arganier
• Création de deux interprofessions (Palmier Dattier/ Céréales)
• Mise en place d’un Project Management Office pour la gestion des contrats

 

 
Financement et accès aux intrants
• Contribution effective du Fonds Hassan II, pionnier et catalyseur de l’investissement social (200 millions DH par an)
• Refonte du FDA, tournant fondamental pour l’investissement agricole
• Lancement du programme Tamwil El Fellah par le Credit Agricole, le Pacte Vert par Attijariwafa bank et Filahi par la Banque Populaire
• Amélioration massive de l’accès aux semences.

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